L'Iran n'a pas besoin d'un besoin d'un uranium enrichi à 60% mais n'aura d'autre choix que d'intensifier son enrichissement en cas d'adoption d'une loi en ce sens en cours d'examen au parlement, a déclaré samedi le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi.
Selon l'agence de presse semi-officielle Fars, le projet de loi doit être débattu au parlement la semaine prochaine.
Le texte a reçu le soutien d'au moins 218 des 290 membres du parlement. S'il est voté, il pourrait menacer le règlement du différend entre l'Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire de la république islamique.
Le groupe "P5+1", qui réunit les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, a conclu le 24 novembre dernier un accord provisoire avec l'Iran par lequel la République islamique s'engage à limiter son programme d'enrichissement nucléaire à haut niveau pendant six mois en échange d'un allègement des sanctions internationales.
Depuis, les modalités pratiques de mise en oeuvre de cet accord sont en discussion au niveau des experts.
Certains estiment que le texte présenté au parlement iranien le mois dernier est une réponse à une proposition de loi présentée par les conservateurs au Sénat américain prévoyant l'imposition de nouvelles sanctions contre l'Iran.
L'Iran dispose de stocks d'uranium enrichi à 5%, utilisable pour les centrales nucléaires, et à 20%, ce qui inquiète les grands puissances parce que c'est théoriquement le seuil pour parvenir à de l'uranium de qualité militaire.
Le texte qui va être débattu par le majlis (parlement) prévoit un uranium enrichi à 60%, suffisant pour être utilisé dans des réacteurs de sous-marins à propulsion nucléaire.
L'Iran a fait savoir qu'elle avait l'intention d'en construire un, mais, selon le groupe de réflexion GlobalSecurity.org, il faudra pour cela que le pays améliore ses capacités manufacturières.
Dans un entretien au réseau de télévision iranien Jaam-e-Jam, Ali Akbar Salehi a déclaré que l'Iran n'avait actuellement "pas besoin" d'un uranium enrichi à un tel niveau, rapporte l'agence de presse Irna.
Mais il a ajouté : "Si les députés estiment que c'est dans l'intérêt du pays qu'un enrichissement à 60% puisse être utile, et qu'ils transforment ce souhait en loi, alors nous n'aurons d'autre choix que d'obéir".
Dans cet entretien, Ali Akbar Salehi, qui a été nommé par le président Rohani, se montre clairement favorable à un accord négocié avec le "P5+1".
"Au total, il n'y a pas d'autre choix que d'en venir à un accord. L'autre choix serait d'être en désaccord, ce qui ne serait pas favorable, ni pour nous, ni pour eux, ni pour la région, ni pour quiconque."
Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a invité son homologue de l'Union européenne Catherine Ashton chargée d'assurer la liaison entre le "P5+1" et Téhéran, à se rendre en Iran, a annoncé le vice-ministre des Affaires étrangère Abbas Araqchi à l'agence Mehr.
Selon l'agence de presse semi-officielle Fars, le projet de loi doit être débattu au parlement la semaine prochaine.
Le texte a reçu le soutien d'au moins 218 des 290 membres du parlement. S'il est voté, il pourrait menacer le règlement du différend entre l'Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire de la république islamique.
Le groupe "P5+1", qui réunit les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, a conclu le 24 novembre dernier un accord provisoire avec l'Iran...


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