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Liban - Citoyen Grognon

Femmes en attente

C'est avec une excellente nouvelle pour les femmes que la Tunisie entame l'année 2014. Dans la future Constitution du pays figurera le principe de la parité hommes-femmes dans les assemblées élues.
L'article a été adopté par 116 voix sur 188 au sein d'une Constituante où les islamistes d'Ennahda disposent d'une majorité relative. C'est dire le pas de géant réalisé par le pays arabe le plus avancé en matière de respect des droits des femmes.
Aucune bonne nouvelle, par contre, pour la femme libanaise dont les droits sont relégués aux oubliettes, sous prétexte que les hommes politiques ont d'autres chats à fouetter.
Sa participation politique devra attendre, de même que les possibilités pour elle d'avoir une place de choix sur les listes de candidats.
Sans parler de tous les droits qu'elle revendique depuis des années et qui sont restés lettre morte : son droit à transmettre sa nationalité à ses enfants, l'égalité des droits au sein de son couple, de sa famille et, bien entendu, au sein de la société.
Une société encore trop machiste pour reconnaître que la femme, quel que soit son statut social ou son appartenance communautaire, peut et doit jouer un rôle actif dans le développement de son pays, à part celui d'épouse et de mère.
C'est avec impuissance et une bonne dose de résignation qu'elle assiste alors aux changements dans le monde, la femme libanaise. En Tunisie, bien entendu. Mais aussi et surtout en Occident où les femmes occupent désormais des postes de première importance, jadis exclusivement réservés aux hommes.
C'est ainsi qu'une femme, Janet Yellen, prendra la tête de la Réserve fédérale (Fed), Banque centrale des États-Unis, devenant ainsi la première femme à présider la banque centrale la plus puissante du monde.
C'est aussi pour la première fois qu'une femme, Dominique Leroy, a été nommée à la tête de l'entreprise publique Belgacom, opérateur historique de télécommunications belge.
La femme libanaise, elle, en est encore à espérer que le projet de loi protégeant les femmes de la violence conjugale soit voté par un Parlement paralysé. Même si ce projet ne la protégera pas du viol conjugal, toujours pas reconnu comme un crime.
Cela ne l'empêche pas d'attendre avec impatience de célébrer une quelconque première. Une première qui la confortera dans sa volonté de poursuivre le combat et dans sa certitude qu'un jour, elle sera reconnue par ses compatriotes de sexe masculin, comme citoyenne à part entière.

C'est avec une excellente nouvelle pour les femmes que la Tunisie entame l'année 2014. Dans la future Constitution du pays figurera le principe de la parité hommes-femmes dans les assemblées élues.L'article a été adopté par 116 voix sur 188 au sein d'une Constituante où les islamistes d'Ennahda disposent d'une majorité relative. C'est dire le pas de géant réalisé par le pays arabe le plus avancé en matière de respect des droits des femmes.Aucune bonne nouvelle, par contre, pour la femme libanaise dont les droits sont relégués aux oubliettes, sous prétexte que les hommes politiques ont d'autres chats à fouetter.Sa participation politique devra attendre, de même que les possibilités pour elle d'avoir une place de choix sur les listes de candidats.Sans parler de tous les droits qu'elle revendique depuis des années et...
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