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Économie - Conjoncture

Frem : Le coût du gaspillage de temps est supérieur à celui de la corruption

Frem : Compte tenu de l’importance des défis, le seul moyen de sauver le pays est de mettre en œuvre un plan économique global.

« Le respect de l'échéance présidentielle est une chance en or que les Libanais doivent saisir s'ils veulent casser la paralysie générale qui règne dans le pays depuis des mois. » Cette déclaration du président de l'Association des industriels (AIL), Neemat Frem, a eu lieu au cours d'une interview télévisuelle où il a insisté sur la nécessité de s'appuyer sur cette nouvelle échéance pour « mettre en place un système productif, capable de résorber les chocs et renouer avec la croissance ».
« Compte tenu de l'importance des défis, le seul moyen de sauver le pays est d'appliquer un plan global qui s'attaquerait au déficit public et ses causes, stimulerait la croissance, renforcerait la protection sociale et les classes les plus défavorisées, moderniserait les lois, favoriserait la compétitivité et renouvellerait l'infrastructure », a-t-il énuméré. Selon M. Frem, un tel plan permettrait de créer des offres d'emploi et une véritable valeur ajoutée qui redonnerait à la main-d'œuvre libanaise sa juste valeur.
Par ailleurs, le président de l'AIL a pointé du doigt la classification du Liban à la 127e place sur 177 en termes de corruption dans le monde et la hausse de la dette publique de 5,8 milliards de dollars en un an. « Les chiffres pour l'année 2014 ne sont guère rassurants ; le Trésor public déverse 3,7 milliards de dollars pour le service de la dette et 2,1 milliards de dollars en transfert à l'Électricité du Liban (EDL), et le taux de croissance de la dette publique (+7,5 % en 2013) est largement supérieur à celui de la croissance économique (+1,5 %) », a souligné M. Frem.

 

« Le respect de l'échéance présidentielle est une chance en or que les Libanais doivent saisir s'ils veulent casser la paralysie générale qui règne dans le pays depuis des mois. » Cette déclaration du président de l'Association des industriels (AIL), Neemat Frem, a eu lieu au cours d'une interview télévisuelle où il a insisté sur la nécessité de s'appuyer sur cette nouvelle échéance pour « mettre en place un système productif, capable de résorber les chocs et renouer avec la croissance ».« Compte tenu de l'importance des défis, le seul moyen de sauver le pays est d'appliquer un plan global qui s'attaquerait au déficit public et ses causes, stimulerait la croissance, renforcerait la protection sociale et les classes les plus défavorisées, moderniserait les lois, favoriserait la compétitivité et...
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