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Sport - Tennis

Federer rate le coche à Brisbane, Hewitt en profite

En plus d’être une défaite douloureuse pour Federer, cette finale constitue évidemment une nouvelle preuve de la géniale combativité et de l’inextinguible amour du tennis de Lleyton Hewitt, vainqueur de son premier titre depuis 2010 (Halle) et de son premier tournoi sur dur depuis 2007 (Las Vegas). À Halle, Hewitt avait d’ailleurs déjà battu Federer en finale en trois sets, sa dernière victoire en date contre le Suisse avant Brisbane. William West/AFP

Roger Federer a laissé passer l'occasion d'ouvrir sa saison 2014 par un titre, hier à Brisbane, en s'inclinant lors de la finale de l'ATP 250 australien contre le favori du public local Lleyton Hewitt (6-1, 4-6, 6-3).
Il faut bien l'avouer, entre les deux anciens numéros un du tennis mondial, c'est bien l'Australien, aujourd'hui 60e à l'ATP, qui a été le plus régulier, le plus en jambes et le plus réaliste. Une vraie déception pour le Suisse, qui ne cesse de clamer sa confiance sur un possible retour au plus haut niveau après un hiver impeccable sur le plan de la préparation.
Mais la tête de série numéro 1 est globalement passée à côté de sa finale. Ou plutôt : Federer ne s'est jamais totalement remis d'un premier set horrible, perdu 6-1 en 27 minutes. Ce premier set restera d'aillleurs le symbole de cette finale perdue. 22 fautes directes, aucun impact au service (8 balles de break dont 3 jeux concédés), quelques montées au filet suicidaires et d'ailleurs tout de suite sanctionnées. L'impression générale était presque trop irréelle pour être vraie.
L'hypothèse d'un retour de sa blessure au dos, de sensations discutables avec sa nouvelle raquette (que de balles mal cadrées...) ou simplement de l'émotion se combinent au moment de chercher une explication qui tienne la route. Après tout, Federer sait qu'il aurait envoyé un message égalant dès le 5 janvier le nombre de victoires en tournoi de 2013 (Halle). Sous les yeux d'un Rod Laver visiblement peiné, Federer s'est longtemps cherché.

Hewitt porté par sa combativité et sa passion du tennis
La deuxième manche de cette finale n'a pas dissipé cette impression de malaise, notamment quand, au troisième jeu, le Suisse a délivré une première balle à 139 kilomètres heures. Mais Federer a retrouvé du rythme, de la précision et de la confiance en milieu de manche lorsqu'il a sauvé une balle de break à 4-3 contre lui, break qui traçait la perspective d'une authentique fessée. Attaque autoritaire, smash, point serré et « come on » : sur sa lancée, Federer a breaké et converti cet avantage pour égaliser à un set partout (6-4).
C'est là qu'Hewitt a montré qu'il continuait à refuser la défaite malgré le poids des ans, en sauvant quatre balles de break d'entrée de troisième set. Le match ayant refusé de choisir le camp du Suisse, l'Australien n'a, de son côté, pas laissé passer ses occasions de prendre le service de Federer et de conserver cet avantage jusqu'au bout (6-3).

Roger Federer a laissé passer l'occasion d'ouvrir sa saison 2014 par un titre, hier à Brisbane, en s'inclinant lors de la finale de l'ATP 250 australien contre le favori du public local Lleyton Hewitt (6-1, 4-6, 6-3).Il faut bien l'avouer, entre les deux anciens numéros un du tennis mondial, c'est bien l'Australien, aujourd'hui 60e à l'ATP, qui a été le plus régulier, le plus en jambes et le plus réaliste. Une vraie déception pour le Suisse, qui ne cesse de clamer sa confiance sur un possible retour au plus haut niveau après un hiver impeccable sur le plan de la préparation.Mais la tête de série numéro 1 est globalement passée à côté de sa finale. Ou plutôt : Federer ne s'est jamais totalement remis d'un premier set horrible, perdu 6-1 en 27 minutes. Ce premier set restera d'aillleurs le symbole de cette finale...
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