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Moyen Orient et Monde - Centrafrique

À Bangui, Le Drian se veut rassurant

L'année commence avec des tirs meurtriers.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (au centre en cravate), était hier à Bangui où il a rencontré des soldats de l’opération Sangaris. Miguel Medina/AFP

Le président déchu centrafricain François Bozizé dément toute responsabilité dans les violences commises par les milices d'autodéfense chrétiennes et affirme que seule une démission de l'actuel président Michel Djotodia permettra de mettre fin au chaos, dans un entretien téléphonique diffusé hier par la radio RFI.
M. Djotodia, arrivé au pouvoir en mars 2013 à la tête de la rébellion de la Séléka (coalition à dominante musulmane venue du nord du pays), affirme que M. Bozizé, aujourd'hui en exil, se trouve derrière les milices chrétiennes, les « antibalaka » (antimachette), accusées du massacre de centaines de musulmans en représailles aux exactions de l'ex-rébellion Séléka. « C'est la Séléka qui a amené le désordre dans le pays, la misère et la mort. Le phénomène antibalaka vient de se manifester à la suite des exactions de Séléka à l'intérieur du pays. C'est ça qui a provoqué l'avènement des antibalaka ! De ma position (en exil), je n'ai pas formé une rébellion appelée antibalaka ! » a assuré M. Bozizé, sans préciser où se trouve le président déchu. Interrogé pour savoir s'il condamnait les atrocités auxquelles ont participé des membres de ces groupes d'autodéfense, il a fait part de ses doutes sur la réalité des faits : « C'est vous qui le dites ! Je ne suis pas sur place ! C'est la presse qui le dit ! S'ils ont commis (des atrocités), je le condamne. C'est la confusion dans cette affaire. » « Je ne suis pas dans une position où je pourrais vraiment donner un point de vue sûr, tellement il y a de la manipulation dans cette affaire », a-t-il argué.
Parallèlement, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, était hier à Bangui où il a rencontré des soldats français basés dans la capitale centrafricaine. Dans son discours aux soldats, M. Le Drian a écarté le risque d'enlisement de l'armée française tout en soulignant la détermination de Paris à mettre un terme au chaos en Centrafrique. Insistant sur la nécessité d'intervenir militairement sur le continent africain, le ministre a affirmé « qu'assurer la sécurité en Afrique, c'est aussi assurer la sécurité en France ». Cette visite n'était pas inscrite au programme initial de la tournée africaine du ministre, qui s'est déjà rendu au Mali, puis au Niger et au Tchad, notamment dans l'optique du redéploiement des forces françaises au Sahel.
En attendant, après une nuit de réveillon relativement calme, l'année 2014 a commencé dans la capitale centrafricaine avec de nouvelles violences. Des échanges de tirs ont fait un mort et quinze blessés, dont trois enfants, le jour du Nouvel An, poussant des centaines de civils à fuir vers le camp de déplacés situé à proximité de l'aéroport. La ville s'était pourtant endormie sans incidents majeurs mardi soir, malgré des tirs sporadiques d'armes automatiques dans plusieurs quartiers. D'après des habitants, il s'agissait surtout de tirs de joie pour « fêter » la nouvelle année.
(Source : AFP)

Le président déchu centrafricain François Bozizé dément toute responsabilité dans les violences commises par les milices d'autodéfense chrétiennes et affirme que seule une démission de l'actuel président Michel Djotodia permettra de mettre fin au chaos, dans un entretien téléphonique diffusé hier par la radio RFI.M. Djotodia, arrivé au pouvoir en mars 2013 à la tête de la rébellion de la Séléka (coalition à dominante musulmane venue du nord du pays), affirme que M. Bozizé, aujourd'hui en exil, se trouve derrière les milices chrétiennes, les « antibalaka » (antimachette), accusées du massacre de centaines de musulmans en représailles aux exactions de l'ex-rébellion Séléka. « C'est la Séléka qui a amené le désordre dans le pays, la misère et la mort. Le phénomène antibalaka vient de se manifester à...
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