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À La Une - Liban

Appels tous azimuts à la formation d'un gouvernement

Le président Michel Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai, a souligné mercredi la nécessité de former un nouveau gouvernement avant le 25 mars, marquant le début de la période constitutionnelle pour l'élection d'un chef de l'Etat.

"Faire fi de l'alternance au pouvoir portera atteinte à la démocratie", a déclaré M. Sleiman à l'issue d'un entretien à Bkerké avec le patriarche maronite Mgr Béchara Raï à l'occasion de Noël.

"Je privilégierai l'intérêt du Liban. Nous devons former un nouveau gouvernement et préparer une déclaration ministérielle et cela nécessite au moins un mois", a-t-il ajouté, interrogé par les journalistes sur ses intentions avant l'expiration de son mandat.

Concernant les négociations sur la formation d'un gouvernement, M. Sleiman a indiqué : "Nous avons une démocratie et une Constitution. Elles seules peuvent déterminer l'avenir du Liban".

Mise en garde du Hezbollah
Jeudi, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a mis en garde de nouveau  contre la formation d'un gouvernement de facto. "Un tel gouvernement mènerait au chaos et aux complications", a déclaré cheikh Kassem à la chaîne al-Manar, organe de son parti. "La seule solution est la formation d'un cabinet rassemblant toutes les forces. Le président doit rassembler les Libanais", a-t-il ajouté, soulignant que le chef de l'Etat Michel Sleiman et le Premier ministre désigné Tammam Salam étaient tenus d'offrir aux Libanais "le meilleur".
"S'ils subissent des pressions, c'est leur problème. La formation du gouvernement concerne tous les Libanais et non seulement le président et le Premier ministre désigné", a-t-il dit.

Cheikh Kassem a par ailleurs souligné la nécessité de tenir l'élection présidentielle dans les délais, même en l'absence d'un nouveau gouvernement.

 

Geagea à Bkerké

De son côté, le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a affirmé que les pourparlers se poursuivaient pour mettre un terme à l'impasse politique au Liban, estimant que la formule gouvernementale 9-9-6 prônée par le 8 Mars paralyserait le pays.

"Notre position concernant le gouvernement est claire. Ils nous donnent des leçons sur l'unité nationale lorsqu'il est question de former un gouvernement et ils oublient le partenariat et l'union nationale quand ils s'engagent dans les combats en Syrie, a déclaré M. Geagea après avoir été reçu par Mgr Raï à Bkerké. Il est temps que la présidence retrouve son rôle, qui a été marginalisé durant les 23 dernières années. Il faut redynamiser la vie constitutionnelle", a-t-il dit.

Le patriarche maronite a réitéré pour sa part durant son homélie à l'occasion de Noël ses appels à former un nouveau gouvernement qui aura pour tâche de superviser la prochaine élection présidentielle.

Enfin, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Elias Audi, a exhorté les responsables politiques à renouer le dialogue entre eux. "Le pays risque de s'effondrer si nous ne trouvons pas un consensus", a-t-il estimé lors de son homélie à l'occasion de Noël.

Le président Michel Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai, a souligné mercredi la nécessité de former un nouveau gouvernement avant le 25 mars, marquant le début de la période constitutionnelle pour l'élection d'un chef de l'Etat.
"Faire fi de l'alternance au pouvoir portera atteinte à la démocratie", a déclaré M. Sleiman à l'issue d'un entretien à Bkerké avec le patriarche maronite Mgr Béchara Raï à l'occasion de Noël.
"Je privilégierai l'intérêt du Liban. Nous devons former un nouveau gouvernement et préparer une déclaration ministérielle et cela nécessite au moins un mois", a-t-il ajouté, interrogé par les journalistes sur ses intentions avant l'expiration de son mandat.
Concernant les négociations sur la formation d'un gouvernement, M. Sleiman a indiqué : "Nous avons une démocratie et une...
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Une démocratie et une Constitution qui seules peuvent déterminer l'avenir du Liban, belles paroles mais pour des députés irresponsables

Sabbagha Antoine

17 h 18, le 26 décembre 2013

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Commentaires (1)

  • Une démocratie et une Constitution qui seules peuvent déterminer l'avenir du Liban, belles paroles mais pour des députés irresponsables

    Sabbagha Antoine

    17 h 18, le 26 décembre 2013

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