Qu'ils soient catholiques, protestants, anglicans ou orthodoxes, des milliers de chrétiens meurent chaque année à cause de leur foi et sont de plus en plus souvent ciblés ensemble dans les pays du Sud, notent des experts avant les célébrations de Noël.
Alors que les chrétiens sont quelque 2,3 milliards, les estimations de ceux tués chaque année en raison de leur foi varient énormément : de 9 000 (un par heure) à 100 000 (onze par heure). Selon le groupe évangéliste américain Open Doors, la Corée du Nord, l'Arabie saoudite, l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, les Maldives, le Mali, l'Iran, le Yémen et l'Érythrée sont à la tête de la liste noire. La situation des fidèles chrétiens s'aggraverait rapidement en Syrie et en Éthiopie.
Selon les experts, trois causes de persécutions se conjuguent contre les chrétiens, parfois présentes ensemble dans un même pays. La première est le radicalisme religieux, en bonne partie de groupes islamistes qui veulent vider leur pays de la présence chrétienne, mais aussi d'autres radicalismes antichrétiens, hindouistes et bouddhistes. Il y a aussi, tient à souligner le vaticaniste renommé John Allen, dans cette catégorie les chrétiens attaqués et tués par d'autres chrétiens, comme certains évangélistes américains par des traditionalistes catholiques au Mexique. Un autre type de persécutions provient des systèmes totalitaires qui les voient comme des éléments idéologiquement non conformes, de la Corée du Nord à l'Érythrée. Le troisième groupe de persécuteurs est formé d'intérêts économiques, de guérillas, de groupes criminels (narcos notamment) et de groupes paramilitaires, que les positions de justice sociale des Églises dérangent.

