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Économie

Europe, le petit bond en avant

Quel est le bilan de l'année 2013 ? Au plan économique, le point le plus frappant est la rotation géographique de la croissance. La zone euro était rayée de la carte de la croissance depuis plusieurs années. Depuis six mois, les anticipations sur cette zone ne cessent de se redresser. Il est vrai que la vision de l'inflation est plus négative, mais il est permis de penser qu'il s'agit d'un décalage classique entre cycle de l'activité et cycle de l'inflation. Les États-Unis ont subi de nombreux chocs d'incertitude en 2013. Il reste que la croissance a résisté et le marché du travail s'est renforcé. L'accord budgétaire voté le 12 décembre par la Chambre et le 18 par le Sénat permet a priori d'envisager 2014 en éliminant un facteur de risque. L'an prochain, l'incertitude budgétaire ne sera pas une raison pour freiner le cycle de l'investissement productif.
L'année 2013 a aussi été marquée par un changement dans la communication des banques centrales (mise en place de « forward guidance » ).
De la Fed à la BCE, en passant par le Japon et l'Angleterre, l'objectif visé – qu'il soit atteint est une autre histoire – est de piloter les anticipations de marché sur une période longue. Le but est de montrer que la politique monétaire a toute raison de rester accommodante tant que la sous-utilisation des facteurs de production reste massive et que l'inflation ne menace pas. Cela n'exclut pas pour autant que certains outils de politique monétaire soient moins utilisés. La BCE a laissé son bilan se dégonfler à mesure que les banques remboursaient les LTRO. La Fed a de bonnes raisons de sortir du QE. La balance entre les coûts et les avantages de cette politique quantitative est moins positive qu'il y a un an. Lors de sa réunion du 18 décembre, le FOMC a décidé d'amorcer la sortie en réduisant le montant des achats d'actifs de 10 Md$. Il est évident que la gestion des anticipations de taux en 2014 sera l'un des thèmes centraux aux États-Unis et, par contagion, en Europe.

Quel est le bilan de l'année 2013 ? Au plan économique, le point le plus frappant est la rotation géographique de la croissance. La zone euro était rayée de la carte de la croissance depuis plusieurs années. Depuis six mois, les anticipations sur cette zone ne cessent de se redresser. Il est vrai que la vision de l'inflation est plus négative, mais il est permis de penser qu'il s'agit d'un décalage classique entre cycle de l'activité et cycle de l'inflation. Les États-Unis ont subi de nombreux chocs d'incertitude en 2013. Il reste que la croissance a résisté et le marché du travail s'est renforcé. L'accord budgétaire voté le 12 décembre par la Chambre et le 18 par le Sénat permet a priori d'envisager 2014 en éliminant un facteur de risque. L'an prochain, l'incertitude budgétaire ne sera pas une raison pour freiner le...
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