L'année 2013 se termine sur une note positive pour les émigrés libanais qui, en dépit des remous régionaux, n'hésitent pas à s'engager pour leur pays d'origine. Une étude récente réalisée durant plusieurs voyages auprès des grandes communautés de l'étranger, spécialement en Amérique latine, montre que 10 % des descendants de Libanais, soit plus d'un million de personnes, sont intéressés de renouer des liens avec la mère patrie. Seuls quelques centaines d'entre eux militent déjà au sein d'associations ou clubs libanais, souvent sans être en contact régulier avec le Liban. C'est dire combien le travail à entreprendre au niveau étatique est énorme, et demeure incontestablement la principale voie pour renforcer les liens avec le Liban, au moyen des missions diplomatiques bien ancrées dans tous les continents.
Pour notre part, grâce à une longue expérience appuyée par nos publications régulières relatives à ce domaine passionnant à tous les niveaux, spécialement culturel et économique, nous avons pu vivre cette année une expérience unique. En effet, pour la première fois dans l'histoire de l'émigration libanaise récente, un groupe de jeunes argentins et canadiens est hébergé, depuis le mois de juillet, pour une immersion complète dans le pays, et des résultats surprenants sont obtenus grâce à la persévérance et à la motivation de ces jeunes de la quatrième génération d'émigrés. Durant les vacances de fin d'année, et suite à des correspondances avec notre groupe dans le but de retrouver des parents dans leurs villages d'origine, d'autres jeunes arrivent inopinément au Liban. Ils sont les pionniers de leurs familles installées depuis plus d'un siècle à l'étranger, et ouvrent ainsi le chemin à des centaines de cousins qui s'apprêtant à retrouver les traces de leurs arrière-grands-parents.
Diaspora
De l’espoir pour le Liban
OLJ / Par Naji FARAH, le 23 décembre 2013 à 00h00


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