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Moyen Orient et Monde - Troubles

Coup d’État déjoué au Sud-Soudan

L'ancien vice-président Riek Machar est mis en cause.

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a déclaré hier avoir déjoué une tentative de coup d'État, attribuée à son rival limogé en juillet, l'ancien vice-président Riek Machar, à l'issue d'intenses combats dans la nuit et la matinée à Juba. « Les assaillants ont fui et nous sommes à leur poursuite », a dit le président Kiir à la presse, vêtu de façon inhabituelle d'une tenue militaire couleur camouflage. Le sort de M. Machar, personnalité controversée au Soudan du Sud pour ses renversements d'alliance durant la guerre civile entre la rébellion sudiste – désormais au pouvoir à Juba – et Khartoum (1983-2005), était inconnu hier. Ni lui ni ses proches n'étaient joignables.
Un couvre-feu a été mis en place « jusqu'à nouvel ordre » dans la capitale, où les combats se sont déroulés durant la nuit, puis hier dans la matinée, autour de bâtiments militaires. Aucun tir n'était plus entendu depuis environ 06h00 GMT et la ville était quadrillée hier par les forces de sécurité. Selon un porte-parole de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), Joseph Contreras, « plus de 800 civils, surtout des femmes et des enfants », se sont réfugiés dans un complexe de l'ONU adjacent à l'aéroport, fermé jusqu'à nouvel ordre. La Minuss a fermement démenti « héberger toute personnalité politique ou militaire ».
Selon le président sud-soudanais, les combats ont commencé dimanche avec « l'attaque du QG de la SPLA » – l'ex-rébellion sud-soudanaise devenue armée nationale à l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.

Le « dictateur »
« Mon gouvernement ne permettra pas que se répètent les évènements de 1991 », a-t-il martelé, faisant référence à la scission survenue à l'époque au sein de la rébellion sudiste avec la défection de M. Machar. Ce dernier avait créé un mouvement rival et s'était plus tard allié un temps à Khartoum, avant de réintégrer ses troupes à la SPLA au début des années 2000.
Le jeune et pauvre Soudan du Sud est en proie à de graves tensions politiques depuis que M. Machar – qui avait annoncé son intention de se présenter contre Salva Kiir à la présidentielle de 2015 – a été limogé en juillet avec l'ensemble du gouvernement. Ce limogeage avait laissé craindre un retour des clivages de la guerre civile entre les partisans de M. Kiir, pour beaucoup issus de l'ethnie Dinka, et la communauté des Nuer à laquelle appartient M. Machar. Début décembre, M. Machar avait étalé au grand jour les graves dissensions au sein du régime sud-soudanais en dénonçant, avec d'autres figures politiques majeures, l'attitude « dictatoriale » du président Kiir au sein du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération du Soudan, ancienne branche politique de la rébellion sudiste.
(Source : AFP)

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a déclaré hier avoir déjoué une tentative de coup d'État, attribuée à son rival limogé en juillet, l'ancien vice-président Riek Machar, à l'issue d'intenses combats dans la nuit et la matinée à Juba. « Les assaillants ont fui et nous sommes à leur poursuite », a dit le président Kiir à la presse, vêtu de façon inhabituelle d'une tenue militaire couleur camouflage. Le sort de M. Machar, personnalité controversée au Soudan du Sud pour ses renversements d'alliance durant la guerre civile entre la rébellion sudiste – désormais au pouvoir à Juba – et Khartoum (1983-2005), était inconnu hier. Ni lui ni ses proches n'étaient joignables.Un couvre-feu a été mis en place « jusqu'à nouvel ordre » dans la capitale, où les combats se sont déroulés durant la nuit,...
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