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Culture

Félicitations aux Muhr

Le Festival du film international de Dubaï a été clôturé ce week end. Au programme, une cérémonie de remise des prix, la projection le lendemain du film « American Hustle », grand nominé aux Golden Globes avec un tapis rouge rutilant. Une dixième édition réussie qui témoigne des énormes progrès du cinéma arabe.

Le président du festival, Abdel Hamid Joumaa, sur le tapis rouge avec le réalisateur David O’Russell et son équipe de travail.

La cérémonie a eu lieu vendredi dernier en présence de cheikh Mansour ben Mohammad ben Rached al-Maktoum et devant un parterre d'acteurs, d'actrices, de réalisateurs et réalisatrices, ainsi que des médias du monde arabe et international. À cette occasion, le président du festival, Abdel Hamid Joumaa, s'est dit ravi de cette édition qui marque le dixième anniversaire de cette grande manifestation cinématographique à Dubaï. « Ces prix couronnent le travail des réalisateurs au courant de l'année et c'est grâce à l'équipe de travail du festival que cette riche sélection s'est faite. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, le cinéma arabe est en train de s'affirmer et de s'imposer, pour notre grand bonheur, sur la carte cinématographique mondiale. »

 

Une vitrine au monde
Pour sa part, le directeur artistique, Massoud Amralla al-Ali, a affirmé que « les cinéastes peuvent être fiers de leurs efforts car ils sont indépendants de tout circuit et ne travaillent pas dans le cadre de Hollywood ou Bollywood. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Festival international du film de Dubaï représente pour eux une visibilité et une plateforme où ils peuvent présenter leurs œuvres ».


Place ensuite aux récompenses, nombreuses, puisque les films de la section arabe, africo-asiatique et émiratie ont leurs propres trophées. C'est donc le film Omar qui a été récompensé de deux prestigieux Muhr. D'abord celui du meilleur réalisateur pour Hany Abou Assaad ( Paradise Now) ainsi que le Muhr du meilleur film attribué au scénariste Walid Zoueiter dans la sélection arabe. Le Liban, pour sa part, n'a pas été en reste des récompenses. Si Zeina Daccache a reçu le prix de l'Union nationale des critiques de cinéma ainsi qu'un certificat d'appréciation pour Shehrazade Diaries, Ali Sherri, lui, a reçu le prix du meilleur réalisateur de court métrage pour L'Intranquille, alors que Camille Salameh a reçu un certificat d'appréciation pour son rôle dans le court métrage Troubled Waters. La Fille de l'usine (Factory Girl) d'Ahmad Khan a obtenu pour sa part le prix de la meilleure actrice pour son interprète principale Yasmine Raes ainsi que le prix d'appréciation de l'Union des critiques pour le meilleur film de fiction. The Lunchbox, projeté auparavant à Beyrouth dans le cadre du festival « Semaine de la critique » au Métropolis Empire Sofil, a été aussi récompensé deux fois. Muhr du meilleur acteur pour Irrfan Khan et certificat d'appréciation pour le metteur en scène Ritesh Batra.
Une édition remarquable. À l'année prochaine donc.

 

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Une vitrine au mondePour sa part, le directeur artistique, Massoud...
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