L'ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, a confirmé hier la possibilité qu'il se porte candidat aux prochaines législatives, « si les circonstances y sont favorables ». Il a également fait état d'un retour proche de l'ancien Premier ministre Saad Hariri au Liban.
S'exprimant à la Voix du Liban (93.3), le général Rifi s'est attardé sur la situation à Tripoli. Il a appelé certains services de sécurité à « libérer leur mentalité de la logique des mini-États et de la pensée syrienne ». Il a relevé dans ce cadre que « la Syrie n'est plus qu'une carte aux mains de Téhéran ». Insistant sur les bonnes relations entre les différentes communautés de la capitale du Liban-Nord, il a assuré que « Tripoli ne demande que la justice et la sécurité ».
S'agissant par ailleurs de l'échéance présidentielle, il a opposé un refus à la prorogation des mandats au niveau de toutes les institutions. Il a prévu dans ce cadre que le président de la République et le Premier ministre désigné forment un gouvernement bientôt.
Interrogé en outre sur sa relation avec Nagib Mikati, Premier ministre démissionnaire et tripolitain comme lui, le général Rifi a affirmé que « les ponts sont coupés, sur fond de litiges politiques ».
À une question enfin sur le Tribunal international, il a refusé tout propos sur « une justice consensuelle », déclarant que « la justice prévaudra bientôt et provoquera un séisme, grâce notamment à l'analyse des données téléphoniques et à d'autres preuves irréfutables ».
Liban
Rifi, candidat « possible » aux prochaines législatives
OLJ / le 16 décembre 2013 à 00h00

