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Économie - Liban - Fiscalité

Déclaration électronique : l’ACB récuse son caractère obligatoire et précipité

Le président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, a adressé une lettre au ministre sortant des Finances, Mohammad Safadi, lui demandant d'annuler sa décision portant sur le caractère obligatoire de la déclaration fiscale électronique. Celle-ci concerne les impôts des grands contribuables, la récupération sur la TVA, les salaires ou encore les surfaces bâties.
« Le deuxième paragraphe de l'article 38 de la loi 44 portant sur la déclaration fiscale souligne le caractère facultatif du volet électronique », souligne le communiqué de l'ACB. « La décision du ministre
Safadi le rend obligatoire à partir du 1er janvier prochain et prévoit des pénalités financières pour les récalcitrants », regrette M. Chammas. « Nous ne sommes pas opposés à cette technique, simplement nous demandons un délai plus long afin que les contribuables puissent s'organiser et qu'ils n'aient pas à subir des pénalités dans un premier temps », a-t-il poursuivi. Car, selon M. Chammas, les grandes entreprises pourront facilement se plier à la demande du ministre des Finances, « mais les petites et moyennes entreprises, clé de voûte du secteur privé, n'ont pas les équipements informatiques nécessaires à de tels changements ». Pour lui, cette décision « tombe comme une tuile » dans un contexte économique difficile.
De plus, M. Chammas dénonce la forme de cette décision. « Seule une loi pourrait en modifier une autre, et non une simple décision d'un ministre, ni même un décret ministériel ou gouvernemental », a-t-il affirmé. Avec cette lettre adressée au ministère des Finances, le président de l'ACB espère « adresser un message fort et rassurer les associations économiques qui sont en état de veille permanente, face à un gouvernement inscrit aux abonnées absents ».

M. R.

Le président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, a adressé une lettre au ministre sortant des Finances, Mohammad Safadi, lui demandant d'annuler sa décision portant sur le caractère obligatoire de la déclaration fiscale électronique. Celle-ci concerne les impôts des grands contribuables, la récupération sur la TVA, les salaires ou encore les surfaces bâties.« Le deuxième paragraphe de l'article 38 de la loi 44 portant sur la déclaration fiscale souligne le caractère facultatif du volet électronique », souligne le communiqué de l'ACB. « La décision du ministreSafadi le rend obligatoire à partir du 1er janvier prochain et prévoit des pénalités financières pour les récalcitrants », regrette M. Chammas. « Nous ne sommes pas opposés à cette technique, simplement nous...
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