Lors de la réception donnée au consulat du Liban à Rio de Janeiro à l’occasion de la fête de l’Indépendance, avec de droite à gauche : le conseiller Marc Moussallem, le consul général Ziad Itani, Claudia Machado et son époux.
L'ambiance est indescriptible. Où sommes-nous, dans une usine, dans un centre culturel, dans une école de musique et de danse, dans une menuiserie ou dans une fabrique de produits artisanaux ? Le tout réuni. Nous voilà dans un immense bâtiment de trois étages abritant les locaux et les bureaux d'une des plus prestigieuses écoles de samba de Rio de Janeiro, « Beija-Flor », ou colibri. Située au Barracão, dans la « cidade do samba », emplacement réservé aux écoles de danse qui se préparent tout au long de l'année pour le carnaval, l'école Beija-Flor se distingue des autres par le fait que ses dirigeants sont d'origine libanaise.
Depuis 1974, la famille Abraão David, avec les frères Farid et Anisio, multiplie les actions sociales et les efforts nécessaires à la réussite de cette formidable entreprise, la plaçant parmi les trois meilleures écoles.
Tout est étudié avec minutie, avec des administrateurs, des chercheurs, des artisans et des artistes. Entre autres collaborateurs figurent l'avocat Carlos Medeiros Huaik, dont le grand-père est le cousin du patriarche maronite Hoayek, ainsi que le chanteur-compositeur de samba de renommée internationale, Neguinho de Beija-Flor.
Le thème de cette année pour l'école Beija-Flor sera l'astre illuminé de la communication brésilienne. Les préparatifs vont bon train. Un char phénicien, symbolisant la transmission du savoir au moyen de l'alphabet, ouvrira le bal, avec une attention spéciale réservée au grand spécialiste de la communication brésilienne, José Bonifácio de Oliveira Sobrinho.
À signaler que les places dans les hôtels sont déjà limitées pour qui souhaiterait participer au carnaval 2014, qui se déroulera du 27 février au 5 mars.
Protocole d'accord entre Beija-Flor et RJLiban
Le Liban sera-t-il bientôt présent au Sambódromo, lors du carnaval 2015 ou 2016 ? Le choix revient aux décideurs touristiques et financiers du pays. Présenter le Liban lors d'un des spectacles culturels les plus importants et les plus médiatisés du monde est une occasion unique pour promouvoir le pays du Cèdre.
Un premier pas décisif vient d'être réalisé dans cette direction par l'association RJLiban, qui a soumis un projet aux dirigeants de l'école Beija-Flor. Ceux-ci ont accepté avec enthousiasme, sollicitant le soutien de la Fédération des entités libano-brésiliennes de l'État de Rio de Janeiro. Du chemin reste à faire, mais le projet devrait se concrétiser rapidement. Avec l'espoir que la situation régionale devienne bientôt propice à cet événement qui mettrait le Liban de nouveau sur l'échiquier touristique mondial.
Jandira Feghali, députée fédérale, présente à la réception au consulat du Liban
Pour la fête de l'Indépendance du Liban, le consul général Ziad Itani a reçu deux distinctions honorifiques de la ville et de l'État de Rio de Janeiro. Lors de la réception qu'il a organisée le 21 novembre en sa résidence dans le quartier de Botafogo, plusieurs personnalités étaient présentes auprès du consul, de sa famille et de son conseiller Marc Moussallem, comme Nelson Mufarrej, président de la Fédération des entités libano-brésiliennes de l'État de Rio de Janeiro, et Alexandre José Farah, avocat et ancien député, ainsi que Jandira Feghali, députée fédérale. Jandira est la nièce de la célèbre chanteuse libanaise Sabah, mais elle est née au Brésil et n'a jamais visité le Liban. Elle nous raconte son cheminement politique au Brésil et sa relation avec la culture libanaise, avec l'ouverture d'un nouveau restaurant-traiteur spécialisé dans la cuisine libanaise, « Líbano Rio Express », à Copacabana.
Jandira est parlementaire depuis plus de vingt ans, et on lui doit l'adoption de nombreux projets de loi. Depuis son retour à la Chambre des députés en 2010, elle est responsable de plusieurs programmes dans les domaines de la culture et de la jeunesse, et entreprend des réformes générales concernant plusieurs lois, touchant aussi à la santé publique et aux droits humains. Pour ce qui est de son nouveau restaurant, elle insiste sur les ingrédients de choix qui composent les plats libanais, ainsi que sur l'art de recevoir et de servir les clients auquel elle attache une grande importance. « Nous testons avec les chefs plusieurs fois les mêmes plats afin d'obtenir le bon assaisonnement et la réelle saveur de la cuisine du Liban, qui sont uniques, souligne-t-elle. Je dois ce goût raffiné à ma famille, dont les membres étaient connaisseurs dans la préparation et la présentation des plats, réunissant couleurs, arômes et saveurs. »


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