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Liban - Controverse

RSF dénonce la condamnation de Rami Aïcha à six mois de prison

Le journaliste enquêtait dans la banlieue sud sur des trafic d'armes.

Rami Aysha, un journaliste libano-palestinien, arrêté le 30 août dernier à Beyrouth, et libéré le 27 septembre. Photo Twitter.

Le tribunal militaire a condamné le journaliste Rami Aïcha, qui enquêtait sur des trafics d'armes, à 6 mois de prison pour « achat d'armes à feu », a dénoncé hier l'ONG Reporters sans frontière (RSF).
Le journaliste avait été enlevé le 30 août dans la banlieue sud, alors qu'il enquêtait sur des trafics d'armes, puis remis peu après aux autorités, qui l'ont envoyé en prison.
« Tout le long de ce processus, il a été interrogé et torturé à de multiples reprises », a déploré RSF dans un communiqué.
Libéré sous caution le 27 septembre, le journaliste a été condamné par contumace la semaine dernière à six mois de prison, selon RSF.
M. Aïcha se trouve actuellement à l'étranger, mais il doit rentrer au Liban le 8 décembre, et s'attend à être arrêté et détenu par la Sûreté générale dans l'attente d'un nouveau procès en sa présence, selon RSF.
« Le journaliste ne comparaîtra donc pas libre lors de ce prochain procès, qui pourrait déboucher sur une nouvelle condamnation », a dénoncé RSF.
M. Aïcha a indiqué à l'AFP via Internet qu'il comptait faire appel de ce verdict, tout en assurant qu'il ne renoncerait pas pour autant à rentrer au Liban.
« C'est l'endroit où je vis, peu importe leur injustice. Je n'arrêterai jamais d'enquêter », a-t-il lancé.
RSF a appelé à l'abandon de toutes les poursuites contre M. Aïcha, un journaliste indépendant qui travaille pour de nombreux médias internationaux, parmi lesquels Time et Spiegel Online.
« Rami Aïcha effectuait un reportage sur le trafic d'armes quand il a été arrêté. Il est crucial que les autorités judiciaires libanaises différencient un tel travail d'enquête de la participation à ce commerce illicite », a souligné RSF dans un communiqué cosigné avec l'ONG suisse Alkarama.
« Les procès de civils devant des juridictions militaires comme celui de Rami Aïcha ne sauraient être considérés comme équitables », a pour sa part insisté Alkarama.

 

Pour mémoire
RSF appelle Beyrouth à abandonner des poursuites contre le journaliste Ramy Aysha

Le tribunal militaire a condamné le journaliste Rami Aïcha, qui enquêtait sur des trafics d'armes, à 6 mois de prison pour « achat d'armes à feu », a dénoncé hier l'ONG Reporters sans frontière (RSF).Le journaliste avait été enlevé le 30 août dans la banlieue sud, alors qu'il enquêtait sur des trafics d'armes, puis remis peu après aux autorités, qui l'ont envoyé en prison.« Tout le long de ce processus, il a été interrogé et torturé à de multiples reprises », a déploré RSF dans un communiqué.Libéré sous caution le 27 septembre, le journaliste a été condamné par contumace la semaine dernière à six mois de prison, selon RSF.M. Aïcha se trouve actuellement à l'étranger, mais il doit rentrer au Liban le 8 décembre, et s'attend à être arrêté et détenu par la Sûreté générale dans l'attente...
commentaires (1)

Sauf sous les régimes dictatoriaux, la justice militaire est une JUSTICE POUR LES MILITAIRES. Les civils ne devraient, en aucun cas, comparaitre devant elle. Par ailleurs, voilà un homme enlevé par des bandits armés dans la banlieue sud, et, non seulement les ravisseurs ne sont nullement inquiétés, mais c'est la victime qui est condamnée ...pour achat d'arme!!!

Yves Prevost

08 h 00, le 07 décembre 2013

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Commentaires (1)

  • Sauf sous les régimes dictatoriaux, la justice militaire est une JUSTICE POUR LES MILITAIRES. Les civils ne devraient, en aucun cas, comparaitre devant elle. Par ailleurs, voilà un homme enlevé par des bandits armés dans la banlieue sud, et, non seulement les ravisseurs ne sont nullement inquiétés, mais c'est la victime qui est condamnée ...pour achat d'arme!!!

    Yves Prevost

    08 h 00, le 07 décembre 2013

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