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Économie

Quel est le « vrai » taux de croissance US ?

La croissance américaine a-t-elle été de 3,6 % en rythme annualisé au T3 2013, après 2,5 % au T2, comme le dit le chiffre officiel du PIB mesuré par le Bureau of Economic Analysis ? Ou a-t-elle été de 1,4 %, après 3,2 % au T2, selon une autre estimation, tout aussi officielle, mais qui mesure le PIB sous l'angle des revenus et non sous l'angle des dépenses ? Par définition, ce qui est payé par les uns est perçu par les autres, et il ne devrait pas y avoir de différences. Sur longue période, d'ailleurs, il n'y en a pas (0,01 %). Les comptables nationaux n'ont toutefois pas jugé utile de corriger cette incohérence à court terme. Au total, on a d'un côté l'image d'une économie robuste et en pleine accélération durant l'été, de l'autre une économie plus faible et en ralentissement. Le marché et l'observateur pressé ne regarderont que la première image qui correspond à la mesure « standard » du PIB. L'observateur plus attentif, et avec lui sans doute aussi le banquier central, seront plus enclins à privilégier la seconde, d'autant qu'ils savent que l'approche par les revenus est moins sensible à la volatilité de ses composantes. La Fed de Philadelphie propose une « vraie » mesure du PIB, en corrigeant les défauts des deux indices précédents. Il en ressort que la croissance aurait été de 2,0 % au T3 (après 2,9 % au T2), un peu en deçà de sa moyenne postcrise. Les indicateurs avancés sont encourageants pour le T4. Quant à savoir si cela justifie de suite une inflexion de la politique monétaire, réponse le 18 décembre.

La croissance américaine a-t-elle été de 3,6 % en rythme annualisé au T3 2013, après 2,5 % au T2, comme le dit le chiffre officiel du PIB mesuré par le Bureau of Economic Analysis ? Ou a-t-elle été de 1,4 %, après 3,2 % au T2, selon une autre estimation, tout aussi officielle, mais qui mesure le PIB sous l'angle des revenus et non sous l'angle des dépenses ? Par définition, ce qui est payé par les uns est perçu par les autres, et il ne devrait pas y avoir de différences. Sur longue période, d'ailleurs, il n'y en a pas (0,01 %). Les comptables nationaux n'ont toutefois pas jugé utile de corriger cette incohérence à court terme. Au total, on a d'un côté l'image d'une économie robuste et en pleine accélération durant l'été, de l'autre une économie plus faible et en ralentissement. Le marché et l'observateur...
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