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Économie

Le 18e membre UE...en tête du classement

Imaginez un pays européen dont les prix de l'immobilier ont augmenté de 45 % par an entre 2004 et 2007 (ce n'est pas l'Irlande) ; dont le PIB réel s'est effondré de 18 % en une seule année (ce n'est pas la Grèce) ; dont les banques ont dû subir la panique de leurs déposants (ce n'est pas Chypre) ; qui a subi une hémorragie de sa population active à la recherche d'emplois à l'étranger (ce n'est pas l'Espagne) ; qui a réduit le salaire de ses fonctionnaires à marche forcée (ce n'est pas la France – LOL) ; dont le gouvernement a ignoré les conseils du FMI lui recommandant de pratiquer une relance keynésienne pour lui préférer un ajustement radical du côté de l'offre, ce qui ne l'a pas empêché de gagner les élections (ce n'est pas l'Allemagne). Ce pays existe. Il affichait l'an dernier le plus fort taux de croissance économique de toute l'UE, performance qu'il va rééditer cette année. Il deviendra au 1er janvier prochain le 18e membre de la zone euro. Il s'agit de la Lettonie. En somme, c'est le cas d'école pour montrer qu'une dévaluation interne peut être très bénéfique, même si les bienfaits n'apparaissent qu'à la suite d'une période d'ajustement sévère.
Comme tout pays, la Lettonie a des spécificités (sociales, politiques, etc.) qui justifient de manier cet exemple avec prudence. Il n'y a pas forcément un modèle letton. Les mêmes mesures, appliquées ailleurs, n'ont/auraient pas eu les mêmes effets. Il en va ainsi de l'ajustement budgétaire. Rapide et brutal, il a réussi en Lettonie mais il a échoué ailleurs en zone euro où l'on préfère désormais assainir les finances des États de manière graduelle.

Imaginez un pays européen dont les prix de l'immobilier ont augmenté de 45 % par an entre 2004 et 2007 (ce n'est pas l'Irlande) ; dont le PIB réel s'est effondré de 18 % en une seule année (ce n'est pas la Grèce) ; dont les banques ont dû subir la panique de leurs déposants (ce n'est pas Chypre) ; qui a subi une hémorragie de sa population active à la recherche d'emplois à l'étranger (ce n'est pas l'Espagne) ; qui a réduit le salaire de ses fonctionnaires à marche forcée (ce n'est pas la France – LOL) ; dont le gouvernement a ignoré les conseils du FMI lui recommandant de pratiquer une relance keynésienne pour lui préférer un ajustement radical du côté de l'offre, ce qui ne l'a pas empêché de gagner les élections (ce n'est pas l'Allemagne). Ce pays existe. Il affichait l'an dernier le plus fort taux de...
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