Élu meilleur joueur du mois de novembre de la conférence Est, Paul George réalise à la tête de sa franchise des Pacers un début de saison très fort.
Kevin Durant (Ouest) et Paul George (Est) ont été élus meilleurs joueurs du mois de novembre dans leur conférence respective. Tout sauf une surprise. Pour la première fois de sa carrière, mais sans doute pas la dernière, Paul George a été désigné meilleur joueur du mois de novembre pour la conférence Est. L'élégant arrière d'Indiana a mené son équipe à la première place du classement global de la NBA en affichant une nouvelle fois des progrès et une facilité inouïs. Préféré à l'incontournable LeBron James (qui avait reçu ce trophée lors des cinq premiers mois la saison dernière) et l'étonnant arrière d'Orlando Arron Afflalo (22,6 points), il a tourné à 23,6 points, 6,1 rebonds, 3,3 passes décisives et 2,1 interceptions en 16 matches.
Dans la conférence Ouest, le trophée est revenu à Kevin Durant, qui avait déjà obtenu cette récompense au moins une fois lors de chacune des quatre saisons précédentes. L'ailier d'Oklahoma City est d'ores et déjà le meilleur scoreur cette saison avec près de deux points d'avance (28,2 contre 26,3) sur le deuxième, Carmelo Anthony. Il a pris le dessus notamment sur le leader de Portland LaMarcus Aldridge et le meneur-shooteur de Golden State Stephen Curry.
Élu meilleure progression de la ligue la saison passée, Paul George (23 ans) réalise pour sa part un début de saison tonitruant à Indiana, où il a été élu joueur du mois de novembre dans la conférence Est. Jusqu'où sera-t-il capable de hisser les Pacers ?
Nicolas Batum
a vaincu
Mais il a souffert. Tombeur d'Indiana (106-102) lundi soir dans un Moda Center (ex-Rose Garden) en fusion, l'ailier français continue de planer avec les Blazers (15-3) en haut de la conférence Ouest. Pourtant, que la soirée fut longue pour « Batman ». Chargé comme souvent de contenir le meilleur extérieur adverse, le champion d'Europe a eu toutes les peines du monde à calmer les ardeurs d'un immense Paul George (43 points, record en carrière). « C'est comme s'il pouvait faire tout ce qu'il voulait, a lâché Batum à l'issue du mano a mano. Il fait partie des cinq meilleurs joueurs de la ligue, sans aucun doute. Pour l'instant, il est candidat au titre de MVP. » Franchise player d'une équipe quasi intouchable (16 victoires en 18 rencontres), George est l'archétype du joueur dominant dans la NBA moderne. Grand pour son poste (2,06 m), aussi long (2,12 m d'envergure) qu'athlétique, il s'est forgé en NBA une polyvalence digne des joueurs les plus complets de ces dernières années. Car si son shoot n'était pas une valeur sûre à ses débuts (moins de 30 % à 3 points, moins de 80 % aux lancers francs), l'ailier californien a sû polir son geste pour améliorer ses pourcentages. Sa palette – offensive comme défensive – est aujourd'hui d'une richesse rare, au point d'être le seul joueur à plus de 24 points (24,9), 5 rebonds (5,9), 3 passes (3,4) et 2 interceptions (2,2) de moyenne cette saison. Et face à ses deux plus sérieux concurrents statistiques (Kevin Durant et LeBron James), il est celui qui perd le moins de ballons (2,8 par match).Son arrivée en NBA, il y a quatre ans, n'avait pourtant pas été fracassante. Dixième choix de la Draft 2010, Paul George a fait ses débuts sur le banc, dans l'ombre de Danny Granger. Ce n'est que l'an passé, profitant des pépins physiques du top scoreur des Pacers, qu'il a pris le leadership de la franchise pour la hisser jusqu'en finale de conférence, seuil que les Pacers n'avaient plus atteint depuis dix ans. Cette saison, entre la blessure longue durée de Derrick Rose (Chicago) et les performances catastrophiques de Brooklyn et New York, l'équipe d'Indianapolis semble être le seul concurrent sérieux pour Miami dans la conférence Est. Après avoir déjà poussé le Heat vers une série en sept manches l'an passé (4-3), la meilleure défense de la ligue (87,6 points encaissés par match) a encore pris une nouvelle dimension, dont George est le principal instigateur. « Personne n'imaginait qu'il allait être si bon, résume Doc Rivers, le coach des Clippers.
C'est possible de remporter en même temps le trophée de meilleure progression et celui de meilleur joueur ? Ça devrait l'être. George ne va pas être élu MIP, il l'a déjà été l'an passé, mais le bond qu'il a fait cet été... C'est non seulement le joueur qui a le plus mûri, mais aussi le meilleur de toute la ligue actuellement ». Sur les 43 points marqués cette nuit, 15 l'ont été dans les trois dernières minutes. Et si son ultime tentative dans le corner n'avait pas été trop courte de quelques centimètres, la performance de l'année lui tendait les bras. Vraiment, il ne lui manque pas grand-chose.

