J'aurais beaucoup – et inutilement – écrit. J'y ai renoncé par défi pour la vaine rengaine. Mais pour ton départ coup de poing, Razek, mon immense ami, mes mots de regrets et de tristesse sont devenus des caillots qui m'étouffent.
Tu as eu la suprême élégance de partir « avant de vieillir », avant d'être ce que tu détestais le plus – « être moins » – avec ton « Liban d'avant » bouillonnant de culture et d'esprit où tes éclats de joie ranimaient nos espérances enfuies, où fleurissaient ton humour percutant, ta belle intelligence, ta droiture exemplaire, la sincérité de ton amitié et ton rire devenu rare.
Il ne nous reste, au milieu de la cacophonie, des violences suicidaires, des haines tribales et de l'incertitude de nos lendemains, que notre rêve prolongé qu'on appelle le souvenir, en attendant de rire encore avec toi, compagnon d'éternité.
Paul Ph. EDDÉ
Agenda - Hommage À Razek Ghazalé
L’amitié et l’humour au Paradis
OLJ / le 04 décembre 2013 à 00h00


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