Les fréquentes menaces du Premier ministre Benjamin Netanyahu de raids contre les installations nucléaires iraniennes sonnent de plus en plus creux après l'accord annoncé dimanche, relèvent les commentateurs. « Il n'y a aucune chance pour qu'Israël lance une attaque militaire contre l'Iran durant les six mois que durera l'accord intérimaire conclu à Genève », a déclaré hier l'ancien chef de l'armée de l'air, Eitan Ben Eliahou.
« Personne ne comprendrait » dans cette période une frappe israélienne, a souligné hier le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
Dans une tribune publiée par le Yediot Aharonot, un ancien consul d'Israël aux États-Unis, Alon Pinkas, écrit que désormais, « le rôle d'Israël est de monter la garde ». Le correspondant militaire du journal considère qu' « Israël n'a actuellement aucune influence sur la politique américaine envers l'Iran, si ce n'est la menace de faire dérailler les négociations avec les Palestiniens ». « Le peu qu'il lui reste à faire est d'essayer de faire pression sur des aspects techniques, dans l'espoir de gagner du temps », comme sur la limitation de l'enrichissement d'uranium, explique-t-il.
Moyen Orient et Monde
Les menaces de Bibi sonnent creux
OLJ / le 26 novembre 2013 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
EN ATTENDANT..... !
17 h 24, le 26 novembre 2013