Des jihadistes ont mené mercredi un double attentat à la voiture piégée devant un barrage et un bâtiment des renseignements syriens dans la région stratégique de Qalamoun près de Damas, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ces attaques, menées par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et d'Al-Nosra près de la ville de Nabek, se sont produites au lendemain de leur éviction par l'armée de la localité de Qara, également dans la région de Qalamoun, proche de la frontière libanaise.
Les groupes jihadistes avaient alors menacé de riposter, selon l'OSDH.
Ils ont "visé avec deux voitures piégées un barrage et un bâtiment de la sécurité militaire près de la ville de Nabek", a indiqué l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de sources civiles, militaires et médicales. La localité se trouve à 80 km au nord de Damas.
L'Observatoire, qui a évoqué des "explosions puissantes", n'était pas en mesure de fournir dans l'immédiat un bilan de ces attaques.
De son côté, une source de sécurité syrienne a affirmé à l'AFP qu'un seul attentat à la voiture piégée s'est produit près d'un barrage à l'entrée de Nabek.
"Les militaires au barrage ont arrêté une voiture suspecte et le conducteur, qui était un kamikaze portant une ceinture explosive, a voulu s'enfuir mais il a été abattu par les soldats. Le véhicule a toutefois explosé", a indiqué cette source sous le couvert de l'anonymat, précisant qu'il y avait "des victimes".
Parallèlement, la guerre faisait rage dans d'autres localités de la région de Qalamoun près de Nabek, notamment à Yabroud, bastion rebelle bombardé mercredi par l'armée, et Deir Attiya bastion pro-régime, où pour la première fois des combats ont éclaté entre insurgés et troupes loyalistes.
L'armée affirme qu'après la reconquête de Qara, elle "pourchassait" les rebelles et les jihadistes qui se sont enfuis et se sont retranchés dans ces localités.
La région de Qalamoun est stratégique car elle se situe près de la frontière libanaise, sur la route entre la capitale et Homs, troisième ville du pays. Si le régime parvient à la reprendre, il bloquerait l'accès des rebelles au Liban voisin et leur approvisionnement en armes.
Ces attaques, menées par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et d'Al-Nosra près de la ville de Nabek, se sont produites au lendemain de leur éviction par l'armée de la localité de Qara, également dans la région de Qalamoun, proche de la frontière libanaise.
Les groupes jihadistes avaient alors menacé de riposter, selon l'OSDH.
Ils ont "visé avec deux voitures piégées un barrage et un bâtiment de la sécurité...


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