Le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, a annoncé samedi, au cours d’une conférence de presse tenue au Sérail de Tripoli, le lancement de la seconde phase du plan sécuritaire de Tripoli qui vise à déployer dans un premier temps 500 éléments des forces de l’ordre à l’intérieur des quartiers de Bab el-Tebbané et de Jabal Moshen. Le plan prévoit parallèlement des patrouilles et des barrages érigés dans l’ensemble de la ville.
« Les forces de l’ordre seront en charge de l’exécution de ce plan (...). Nous déploierons tous les efforts possibles pour tenter de régler les problèmes en comptant sur l’armée qui sera secondée par les forces de l’ordre », a déclaré M. Charbel à l’issue d’une vaste réunion sécuritaire qui a eu lieu au Sérail de Tripoli.
« Je fais certes assumer la responsabilité (de l’ordre public) aux services sécuritaires, mais également aux citoyens et habitants des localités qui sont dans une situation de tension et les exhorte à coopérer avec les unités des forces de sécurité », a ajouté le ministre.
Interrogé sur les mandats d’arrêt émis à l’encontre d’individus se trouvant dans ces quartiers, M. Charbel a répondu : « Les forces de l’ordre se trouvent aux barrages et toute personne demandée par l’État qui passera par ces barrages sera arrêtée. Toutefois, nous ne comptons pas perquisitionner les maisons et nous ne désarmerons pas les citoyens car cela nécessite une décision politique majeure qui doit nécessairement passer par la table de dialogue, d’autant que l’ensemble des Libanais détiennent des armes », a-t-il dit.
Le ministre a tenu à préciser que le plan sécuritaire a pour objectif d’empêcher les habitants de s’entre-tuer, mais aussi de prévenir de futurs attentats à la voiture piégée.
Mikati et la sécurité
De son côté, le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, a assuré que l’armée est en train de se déployer dans la capitale du Nord. M. Mikati a déclaré que la sécurité « ne se limite pas à un déploiement militaire, mais consiste à préserver la paix civile par le biais du soutien que doivent apporter les habitants à l’État en premier et à ses forces sécuritaires en second lieu, et en s’engageant enfin dans une politique de développement une fois la paix civile consolidée ».
Dans un communiqué, le chef du mouvement al-Tawhid, cheikh Hachem Minkara, a déclaré que les deux explosions de Tripoli et l’assassinat par la suite de cheikh Saadeddine Ghiyeh sont des « indicateurs d’une phase nouvelle dangereuse, pleine de violence politique et idéologique ».
Le dignitaire sunnite a indiqué que l’assassinat de cheikh Ghiyeh est survenu après une série d’exactions matérielles et psychologiques « ciblant ceux qui ont emprunté la voie de la résistance ».
Affrontements dans les vieux souks
Sur le terrain, la tension a gagné samedi soir les vieux souks de la ville lorsque des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et un certain nombre de citoyens armés, une dégradation qui a nécessité l’intervention de l’armée pour mettre fin aux échanges de feu qui ont duré trois heures au cours desquelles des armes automatiques et des roquettes ont été utilisées. Par ailleurs, le bureau d’information du ministre sortant de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a publié un communiqué dans lequel il précise que la personne qui a été touchée hier après-midi, près du palais de Omar Karamé, Abdallah Nayyez, n’est pas le garde du corps du ministre.
Les forces de l’ordre ont en outre retrouvé hier le corps de Mohammad Khalil Halwani, atteint d’une balle dans la tête, à son domicile à Minieh.
Signalons par ailleurs qu’allant à contre-courant de la violence qui endeuille depuis des mois la capitale du Nord, plusieurs associations de la société civile ont organisé hier une marche de solidarité avec Tripoli. Plusieurs dizaines de voitures se sont dirigées vers la ville à partir de Dbayé.


Il peut lancer et relancer autant de plans qu'il veut, et je suis sure que c'est de bonne foi, sans retrait des armes d'entre les mains des partis, tous les partis, lorsque cela fera BOUM, lui il fera PSHIIIIIT! Il est nécessaire d’arrêter les criminels, de fermer les partis aux allégeances étrangères et qui sont illégaux et anti-constitutionnels. Cela commance par le Hezbollah, jusqu'au partis de Eid en passant meme par ceux du 14 Mars s'il y en a.
11 h 49, le 18 novembre 2013