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Économie - Liban - Rapport

L’IFI prévoit une croissance à 0,7 % pour 2013

La croissance prévue pour 2013, soit 0,7 %, fera du Liban la deuxième économie la plus lente parmi 16 pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), l’Iran étant alors le seul pays à enregistrer un taux de croissance inférieur (0,4 %).

L’Institut de la finance internationale (IFI) a prévu une croissance du PIB à 0,7 % au Liban pour 2013, contre un taux de 1,1 % en 2012 et 1,8 % en 2011. L’IFI a attribué cette décélération de l’activité économique aux conséquences de la crise syrienne sur le Liban, les tensions politiques continues en interne, combinées à une détérioration de la situation sécuritaire. Ces éléments ont affecté davantage la confiance du consommateur et des investisseurs, tandis que les conséquences sur le secteur touristique se sont accentuées, ajoute l’IFI, cité par le Lebanon This Week de la Byblos Bank.
La croissance prévue pour 2013 fera ainsi du Liban la deuxième économie la plus lente parmi 16 pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), l’Iran étant alors le seul pays à enregistrer un taux de croissance inférieur (0,4 %). Par ailleurs, l’Institut a estimé que les économies syrienne et libyenne allaient se contracter de 12 et 4,3 % respectivement en 2013.
L’IFI a en outre estimé à 8 milliards de dollars le manque à gagner pour le Liban suite aux conséquences des développements arabes sur le pays entre 2011 et 2013. L’institut a souligné que cette décélération de l’activité économique sur cette période avait conduit à une augmentation du chômage au Liban.
En parallèle, l’IFI a mis en exergue les conséquences du ralentissement de l’activité économique sur les finances publiques. « La baisse des recettes combinée à une augmentation des dépenses a mis à mal les finances de l’État », indique le rapport. Les débordements politiques du conflit syrien sur le Liban et l’afflux de réfugiés continuent de peser sur le déficit budgétaire, ajoute l’IFI. Ce déficit devrait ainsi se creuser à 11,3 % du PIB cette année contre un taux de 2,9 % du PIB l’année dernière, selon les prévisions de l’institut. Le déficit primaire s’est dégradé à 2,5 % du PIB cette année contre 0,3 % du PIB l’année dernière, toujours selon les mêmes sources.
L’IFI a estimé que le déficit des comptes courants s’élargirait à 8,7 % du PIB en 2013 contre 4 % du PIB en 2012. Il a par ailleurs prévu que le niveau de la dette grimperait pour la deuxième année consécutive, passant de 140 % du PIB en 2012 à 143 % du PIB en 2013. Concernant le secteur bancaire libanais, l’IFI a indiqué que ce dernier « avait montré une remarquable résilience face au contexte régional et local tumultueux, et ce grâce à une base solide de dépôts bancaires et des transferts d’émigrés stables de la part de la diaspora libanaise ». L’IFI a ajouté que la livre libanaise demeurait stable tandis que les réserves en devises continuaient de croitre.
En parallèle, l’institut a relevé que le Liban devait s’atteler à améliorer la situation sécuritaire et former un nouveau gouvernement. L’IFI a considéré qu’un environnement politique stable, combiné à la mise en place de réformes structurelles telles que la réforme du secteur électrique et l’exploitation des ressources pétrolières récemment découvertes aux larges des côtes libanaises, pourrait permettre de passer à une croissance économique plus importante et durable.
L’Institut de la finance internationale (IFI) a prévu une croissance du PIB à 0,7 % au Liban pour 2013, contre un taux de 1,1 % en 2012 et 1,8 % en 2011. L’IFI a attribué cette décélération de l’activité économique aux conséquences de la crise syrienne sur le Liban, les tensions politiques continues en interne, combinées à une détérioration de la situation sécuritaire. Ces éléments ont affecté davantage la confiance du consommateur et des investisseurs, tandis que les conséquences sur le secteur touristique se sont accentuées, ajoute l’IFI, cité par le Lebanon This Week de la Byblos Bank. La croissance prévue pour 2013 fera ainsi du Liban la deuxième économie la plus lente parmi 16 pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), l’Iran étant alors le seul pays à enregistrer un taux de...
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