Rechercher
Rechercher

À La Une - Nucléaire

Un accord entre l’Iran et l’Occident serait imminent

Forte mobilisation diplomatique à Genève ; les négociations prolongées à aujourd’hui.

John Kerry s’est rendu hier à Genève à l’invitation de Catherine Ashton. Photo AFP

Les négociations sur le programme nucléaire iranien qui devaient se dérouler sur deux jours, jeudi et vendredi à Genève, se poursuivront aujourd’hui, ce qui semble accréditer l’hypothèse d’un possible accord imminent. Élément crucial de cette hypothèse, les chefs de la diplomatie des grandes puissances occidentales se sont joints hier de manière inattendue aux discussions. Et, autre preuve de la possibilité d’une percée réelle, le Premier ministre britannique, David Cameron, a estimé que les discussions en cours « offrent l’occasion de réels progrès ».
Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui a interrompu sa tournée au Proche-Orient pour se rendre d’urgence à Genève, a joué la prudence lors de son arrivée en Suisse, affirmant qu’il n’y avait « pas d’accord à ce moment précis ». « Je tiens à souligner qu’il y a encore quelques questions très importantes sur la table qui ne sont pas résolues. Elles doivent être traitées correctement et en détail. Nous espérons essayer de réduire ces différences, mais personne ne doit ignorer qu’il y a des divergences importantes à combler », a-t-il déclaré. M. Kerry a été rejoint à Genève par ses homologues français, britannique et allemand. Pour le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « il y a des avancées, mais rien n’est encore acquis. Nous voulons un accord qui soit une première réponse solide aux inquiétudes liées au nucléaire iranien ». Ses homologues britannique et allemand, William Hague et Guido Westerwelle, ont également bouleversé leur agenda pour participer aux discussions. Ils seront rejoints aujourd’hui par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Un texte intérimaire était en cours de discussion hier. Trois points retiennent en particulier l’attention des Occidentaux, selon la délégation française : clarifier la position iranienne sur « la construction du réacteur à eau lourde d’Arak », susceptible de produire du plutonium utilisable à des fins militaires, mais aussi l’avenir du stock d’uranium enrichi à 20 % et « la question plus générale de l’enrichissement en Iran ». De son côté, la délégation iranienne a informé les Occidentaux qu’ils devraient envisager un allègement des sanctions pétrolières et bancaires, dès la première phase de tout accord provisoire.

Le courroux d’Israël
Pour sa part, Israël a exprimé son courroux en adressant hier une mise en garde aux Occidentaux au sujet d’un accord avec l’Iran, son ennemi juré. « Israël n’est pas tenu par cet accord et fera tout le nécessaire pour se défendre et défendre la sécurité de son peuple », a plaidé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en dénonçant « l’arnaque du siècle », lors d’un tête-à-tête tendu de deux heures à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv avec M. Kerry. Répondant aux objections israéliennes, le porte-parole adjoint du président américain Barack Obama, Josh Earnest, a estimé que « toute critique sur l’accord est prématurée ». En l’état des négociations, « il n’y a pas d’accord », a-t-il rappelé, assurant que « les États-Unis et Israël sont complètement d’accord sur la nécessité d’empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire ».
À Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré qu’Israël n’avait « aucune crédibilité » pour demander l’arrêt du programme nucléaire de Téhéran. L’État hébreu « est le seul détenteur d’armes nucléaires dans la région, le seul pays non membre du Traité de non-prolifération (...) et la principale source de menace et d’instabilité dans la région », a-t-il affirmé.
Enfin, M. Netanyahu est attendu le 20 novembre en Russie pour des entretiens avec le président Poutine, a indiqué le Kremlin, précisant que les deux dirigeants s’étaient parlé hier au téléphone.

 

Commentaire

Rohani peut-il honorer sa part du marché ?

 

Pour mémoire

Un Iran nucléaire serait aussi dangereux que "cinquante Corées du Nord"


Jean-Christophe Cambadélis (PS) à « L’OLJ » : « Les Libanais n’ont pas à craindre les discussions en cours avec le régime iranien »

Les négociations sur le programme nucléaire iranien qui devaient se dérouler sur deux jours, jeudi et vendredi à Genève, se poursuivront aujourd’hui, ce qui semble accréditer l’hypothèse d’un possible accord imminent. Élément crucial de cette hypothèse, les chefs de la diplomatie des grandes puissances occidentales se sont joints hier de manière inattendue aux discussions. Et, autre preuve de la possibilité d’une percée réelle, le Premier ministre britannique, David Cameron, a estimé que les discussions en cours « offrent l’occasion de réels progrès ».Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui a interrompu sa tournée au Proche-Orient pour se rendre d’urgence à Genève, a joué la prudence lors de son arrivée en Suisse, affirmant qu’il n’y avait « pas d’accord à ce moment précis »....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut