« Ainsi, de nombreuses incertitudes subsistent et il est encore trop tôt pour évoquer un retour à la normale dans le pays de l’Oncle Sam », explique le pilote du fonds. « La croissance devrait ralentir sur une base trimestrielle et passer d’un taux annualisé de 2,5 % au 2e trimestre à 1,9 % au troisième. Cette baisse devrait en partie refléter les conséquences négatives de la récente crise financière », prévoit-il encore.
Le gérant du fonds signale qu’une publication de données très importantes est attendue en fin de semaine, notamment sur le nombre d’emplois non agricoles et sur les chiffres du chômage. « Le marché de l’emploi reste suivi de très près par la Réserve fédérale. En effet, la santé de ce marché sera un élément-clé pour fixer le début du programme de réduction des rachats d’actifs par la Fed (Tapering) », explique-t-il.
Malgré ce contexte peu engageant, les États-Unis et les marchés émergents ont caracolé en tête des performances au cours de la semaine. Ces deux zones ont entraîné assez nettement le reste du monde, grâce notamment à un effet de change très favorable (-2,2 %). Plus généralement, les grandes zones géographiques sont en hausse par rapport à la semaine dernière, et même l’Europe, qui s’était illustrée en enregistrant la plus forte progression hebdomadaire, « reste tout juste en terrain positif ».
Au sein du segment obligataire, on signale que « tous les clignotants sont au vert ». Les obligations bien notées de la zone euro progressent de 0,5 % sur la semaine, devançant notamment les obligations à haut rendement. Les échéances courtes sous-performent plus nettement, mais talonnent depuis le début d’année les obligations « Investment Grade » (+1,97 % vs +2,55 %). Le haut rendement continue d’afficher des « performances solides » : depuis le début de l’année, on précise que ce segment du marché progresse de 8,3 %.
Parmi les événements à surveiller cette semaine, en plus des données américaines, la Chine publiera également de nombreuses statistiques : l’indice PMI sur les services, les chiffres des exportations et de la balance commerciale, et enfin les données de l’IPC et de la production industrielle. Il convient de rappeler que ces chiffres devraient alimenter les discussions lors de la prochaine réunion plénière du Parti communiste chinois et avoir un certain impact dans la région.

