Invaincu depuis la finale de l’US Open, perdue aux dépens de l’actuel n° 1, Novak Djokovic, auteur d’une fin de saison euphorique, reste sur une série de 18 victoires d’affilée, empochant au passage les 3 derniers tournois majeurs dont l’Open de Paris Bercy le week-end passé. Glyn Kirk/AFP
Après sa victoire en trois sets en demi-finales de Paris-Bercy le week-end passé, le Serbe a récidivé de l’autre côté de la Manche, toujours en trois sets (6-4, 6-7 (2/7), 6-2), pour confirmer son ascendant sur l’ancien maître suisse.
Ce succès, son 18e de rang depuis la finale perdue de l’US Open, ne suffira malheureusement pas au Serbe de coiffer au classement le n° 1 mondial Rafael Nadal, vainqueur clinique (6-3, 6-2) d’un David Ferrer complètement absent.
En effet, le Majorquin a vite mis un terme au « suspens » qui planait encore pour la course pour la place de numéro 1 mondial en battant en deux sets le Suisse Stanislas Warwinka. Grâce à ce succès obtenu avec la manière Nadal est désormais mathématiquement assuré de finir la saison dans le fauteuil de leader du classement ATP même si le Serbe gagne tous ses matches à Londres, plus ses deux simples de finale de Coupe Davis face à la République tchèque la semaine prochaine, mais aussi que Nadal ne gagne plus rien.
Battu par Ferrer en demi-finales à Paris, il a pris sa revanche, attribuant ses progrès à un « court plus lent » et un supplément de « calme ».
Le Majorquin, à donc par la même occasion assuré sa place dans le dernier carré à Londres évinçant de un Stanislas Wawrinka, qui n’était que l’ombre du métronome qu’il est d’habitude.
Federer trop juste
« Je suis fatigué. Je n’ai eu qu’un jour de repos, ce n’est pas assez contre un joueur comme Rafa », a soupiré le vaincu d’une voix lasse.
Si Ferrer a payé ses efforts de la semaine dernière et d’une nouvelle belle saison, Djokovic, son bourreau en finale de Bercy dimanche, continue, lui, à cracher du feu.
Deux jours seulement après son triomphe parisien, le n° 2 mondial a enfoncé le clou face à un Federer qui est devenu, à 32 ans, un peu trop juste physiquement pour rivaliser pleinement, même face à un Serbe en surmenage.
C’est la troisième fois de suite que le Suisse doit s’incliner face à Djokovic après Bercy samedi et la finale du Masters l’an dernier.
Il a pourtant réussi un formidable deuxième set dans lequel il ne s’est pas laissé décourager après avoir perdu deux fois son break d’avance et même gaspillé une première balle de set à 5-4 sur son service.
Auteur d’un superbe tie-break, remporté 7-2, le Suisse a lutté vaillamment, poussé par une salle encore toute acquise à sa cause, pour recoller à une manche partout après avoir perdu de justesse la première.
Mais il a fini par payer ses efforts dans le troisième set pour craquer une nouvelle fois contre Djokovic qui remportait sa neuvième victoire sur leurs douze dernières rencontres.
Le chiffre traduit bien le net avantage pris par le Serbe sur le sextuple vainqueur du Masters qui tentera de panser ses plaies ce soir face au Français Richard Gasquet.

