Ces heurts ont eu lieu après qu’une unité mixte du ministère de l’Intérieur et de la Défense composée d’ex-rebelles eut arrêté « un des occupants d’une voiture appartenant à des membres d’une brigade de Misrata », a indiqué Hachem Becher, président de la Haute-Commission de sécurité de Tripoli, une force d’ex-rebelles relevant du ministère de l’Intérieur. « Ses amis sont partis appeler à la rescousse leur unité », donnant lieu ensuite à « des échanges de tirs », a-t-il ajouté.
Les affrontements ont fait deux blessés, dont le chef de la brigade de Misrata, Nourri Kleiwan, qui a dû « subir une intervention chirurgicale », a précisé cette source, en ajoutant que « son état de santé s’améliorait ».
Contacté par l’AFP, le porte-parole de l’état-major de l’armée a affirmé ne pas disposer d’informations sur ces affrontements, alors que le chargé d’information au ministère de la Défense n’était pas joignable.
Par ailleurs, des coups de feu et des tirs de canon antiaérien ont été entendus durant plus de trois heures dans la nuit de lundi à mardi dans la capitale libyenne. Selon Hachem Becher, il s’agissait de tirs de sommation de la part de différentes milices positionnées dans la capitale, afin de « maintenir la pression » les unes sur les autres ou faire savoir qu’elles sont prêtes à repousser toute attaque.
Les autorités libyennes ont tenté d’intégrer les nombreuses milices au sein des forces gouvernementales après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, mais si nombre d’entre elles sont rattachées à la police ou à d’autres forces de l’ordre, elles obéissent avant tout aux ordres de leurs commandants. Les affrontements entre milices sont souvent provoqués par des rivalités personnelles, la lutte pour le contrôle de certains secteurs, des vols de voitures ou la saisie de cargaisons d’alcool ou de drogue.
Les violences touchent toutes les villes, y compris Benghazi, berceau du soulèvement contre le colonel Kadhafi, où des dizaines de personnes ont manifesté lundi soir pour dénoncer la détérioration de la sécurité après l’attentat à la bombe qui a coûté la vie au chef de la police militaire et à sa fille le mois dernier. Les manifestants ont brûlé des pneus et réclamé la démission du gouvernement du Premier ministre Ali Zeidan, ont rapporté hier des habitants.
(Sources : agences)

