Dans la ville méditerranéenne d’Alexandrie, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et policiers qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes, a indiqué un responsable des forces de sécurité, précisant que la police avait arrêté 60 manifestants. Ces heurts interviennent au lendemain de l’arrestation par la police de 20 militantes islamistes à Alexandrie, à la suite d’échauffourées avec des passants pendant une manifestation, a indiqué un autre responsable.
Dans la ville de Zagazig, dans le delta du Nil, cinq personnes ont été blessées hier dans des heurts entre des manifestants pro-Morsi et des opposants au président déchu, selon l’agence de presse officielle MENA. Et au Caire, plusieurs centaines d’islamistes ont manifesté devant le palais présidentiel, a indiqué un correspondant de l’AFP.
« Nous voulons la vraie démocratie qu’avait l’Égypte quand Morsi a été élu. Ce que nous voyons maintenant, ce n’est pas une vraie démocratie », a expliqué Mohammad, un médecin, montrant du doigt les chars et les forces de sécurité stationnés devant le palais.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé que 20 000 policiers seraient déployés lundi pour protéger l’académie de police dans le sud du Caire où va se dérouler le procès de M. Morsi et les déplacements du président destitué vers la salle d’audience improvisée.
Par ailleurs, des inconnus encagoulés ont ouvert le feu hier sur un hôtel proche des pyramides du Caire sans faire de victimes, un acte de vengeance de salariés licenciés selon le gouvernement égyptien. La police recherche des employés récemment licenciés, soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque parce qu’on leur avait refusé l’entrée de l’hôtel, a indiqué l’agence de presse gouvernementale MENA.
(Source : AFP)

