Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - France

Marine Le Pen embarrassée par la barbe et la réserve des ex-otages français...

Marine Le Pen (Front national, extrême-droite française) a dit jeudi avoir été gênée par les images du retour des quatre otages d'Arlit, leur réserve, leurs vêtements, leurs barbes.

 

Comme Europe 1 demandait à la présidente du Front national si elle avait été touchée par l'accueil à l'aéroport militaire de Villacoublay des quatre hommes détenus pendant trois ans, elle a répondu: "ces images m'ont laissée dubitative".

"J'ai trouvé ces images étonnantes, cette extrême réserve étonnante, leur habillement étonnant".

"J'ai ressenti un malaise et je pense que je n'ai pas été la seule", a poursuivi Mme Le Pen. "C'est ce qu'ont ressenti beaucoup de Français".

Pressée de s'expliquer, l'eurodéputée a répondu: "on avait l'impression d'avoir des images d'hommes qui étaient très réservés, c'est le moins qu'on puisse dire, les deux qui portaient la barbe taillée d'une manière assez étonnante, l'habillement était étrange".

"Cet otage avec le chèche sur le visage...Tout ça mérite peut-être quelques explications de leur part".

 

Pense-t-elle qu'ils ont été islamisés pendant leur détention par des ravisseurs extrémistes ? "Je n'irai pas jusqu'à faire des théories, je ne serais pas dans mon rôle", a-t-elle éludé.

 

Daniel Larribe, 62 ans, Thierry Dol, 32 ans, Pierre Legrand, 28 ans, et Marc Féret, 46 ans, qui avaient été enlevés en 2010 à Arlit au Niger, sont revenus mercredi en France, où ils ont retrouvé leurs familles.

Amaigris, très souriants pour deux d'entre eux et plus en retrait pour les deux autres, les anciens otages ont étreint leurs proches pendant de longs instants. Daniel Larribe, pull rouge et manteau noir, est tombé dans les bras de son épouse Françoise, qui avait été enlevée en même temps que lui le 16 septembre 2010 au Niger et libérée cinq mois plus tard. Thierry Dol, tout sourire, lunettes de soleil et épaisse écharpe grise, dépassait d'une tête tout le groupe. Marc Féret, un chèche noir enroulé autour de la tête, et le benjamin Pierre Legrand, chèche vert autour du cou, semblaient plus fatigués.

Les quatre hommes ont été détenus pendant trois ans dans des conditions éprouvantes dans le désert sahélien.

 

Interrogée sur le versement d'une rançon, démenti par les autorités françaises, Mme Le Pen a observé que dans ces affaires d'enlèvements, "à chaque fois, d'après ce que l'on sait, la France a payé une rançon et à chaque fois, elle a dit qu'elle n'en avait pas payé, bien entendu".

"C'est problématique de payer un rançon, d'autres pays ont fait le choix inverse, de ne pas payer", a-t-elle commenté. "Plus vous payez de rançon, plus vos compatriotes sont +bankables+", "une cible de choix pour des groupes mafieux ou fondamentalistes"."

"Dans l'esprit des fondamentalistes, les Français, c'est rentable, et ça, c'est dramatique", a insisté la dirigeante frontiste.

 

Le fait de ne pas payer "ne veut pas obligatoirement dire que les otages vont mourir", a poursuivi la présidente du FN. "C'est un risque qu'il faut prendre. Nous avons des services de renseignement et une armée capables de récupérer, je le crois, nos otages, sans avoir à verser de rançons qui sont une incitation à réitérer à l'infini les enlèvements de Français".

 

Marine Le Pen (Front national, extrême-droite française) a dit jeudi avoir été gênée par les images du retour des quatre otages d'Arlit, leur réserve, leurs vêtements, leurs barbes.
 
Comme Europe 1 demandait à la présidente du Front national si elle avait été touchée par l'accueil à l'aéroport militaire de Villacoublay des quatre hommes détenus pendant trois ans, elle a répondu: "ces images m'ont laissée dubitative".
"J'ai trouvé ces images étonnantes, cette extrême réserve étonnante, leur habillement étonnant".
"J'ai ressenti un malaise et je pense que je n'ai pas été la seule", a poursuivi Mme Le Pen. "C'est ce qu'ont ressenti beaucoup de Français".
Pressée de s'expliquer, l'eurodéputée a répondu: "on avait l'impression d'avoir des images d'hommes qui étaient très réservés, c'est le moins qu'on...