Quatre bateaux chinois ont brièvement pénétré hier dans les eaux qui entourent les îles de Senkaku, que se disputent âprement la Chine et le Japon, sur fond de menaces verbales croissantes entre les deux pays. Cette nouvelle incursion intervient au lendemain de propos très fermes du Premier ministre de droite japonais Shinzo Abe à l’adresse des autorités chinoises. À l’occasion d’un défilé des Forces d’autodéfense (SDF), le nom officiel de l’armée nippone, M. Abe a averti : « Nous ne tolérerons aucun changement par la force du statu quo » concernant cet archipel. « Nous devons en conséquence mener toutes sortes d’activités telles que des opérations de surveillance et de renseignement », a-t-il poursuivi devant 4 000 membres des SDF participant au défilé durant lequel un nouveau véhicule d’assaut amphibie a été présenté pour la première fois. Les îles Senkaku sont situées à 200 km au nord-est des côtes de Taïwan, qui les revendique également, et 400 km à l’ouest de l’île d’Okinawa au sud du Japon. Outre leur position stratégique, les fonds marins environnants pourraient renfermer des hydrocarbures.
« Un acte de guerre » L’accroissement du nombre de navires armés dans cette région fait craindre à des experts, notamment aux États-Unis, un incident sérieux entre les deux puissances asiatiques. En effet, l’escalade verbale est encore montée d’un cran le week-end dernier : alors que Tokyo faisait décoller des chasseurs pour contrer quatre appareils chinois qui survolaient les eaux internationales proches de l’archipel japonais d’Okinawa, Shinzo Abe s’est montré menaçant dans un entretien samedi avec le Wall Street Journal. « Certains craignent que la Chine n’essaie de changer le statu quo par la force plutôt que par la voie du droit. Mais si la Chine choisit de s’engager sur ce chemin, alors elle ne pourra pas s’en sortir de façon pacifique », a-t-il averti. Le même jour, Pékin avait été tout aussi direct : une quelconque action hostile dans les airs contre des avions chinois constituerait « un acte de guerre ». C’est dans ce contexte surchauffé que le Japon va entamer dans trois jours de très importantes manœuvres aéronavales pour renforcer, et probablement montrer à ses voisins chinois, sa capacité à défendre ses îles. Du 1er au 18 novembre, 34 000 hommes, des destroyers et des avions de chasse doivent participer à ces manœuvres, parfois à tir réel, qui comprendront également des exercices de débarquement sur l’atoll inhabité d’Okidaitojima, à 400 km au sud-est de la principale île méridionale d’Okinawa, a précisé un porte-parole du ministère de la Défense.
Quatre bateaux chinois ont brièvement pénétré hier dans les eaux qui entourent les îles de Senkaku, que se disputent âprement la Chine et le Japon, sur fond de menaces verbales croissantes entre les deux pays. Cette nouvelle incursion intervient au lendemain de propos très fermes du Premier ministre de droite japonais Shinzo Abe à l’adresse des autorités chinoises. À l’occasion d’un défilé des Forces d’autodéfense (SDF), le nom officiel de l’armée nippone, M. Abe a averti : « Nous ne tolérerons aucun changement par la force du statu quo » concernant cet archipel. « Nous devons en conséquence mener toutes sortes d’activités telles que des opérations de surveillance et de renseignement », a-t-il poursuivi devant 4 000 membres des SDF participant au défilé durant lequel un nouveau véhicule...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.