« Tout me laisse à penser qu’on va assister à des matches de très haut niveau, annonce le directeur du tournoi. À chaque début de saison, nous rêvons d’un BNP Paribas Masters riche d’enjeux. Et cette année, beaucoup de choses peuvent se passer pendant notre tournoi. La place de numéro un mondial va se jouer sur les deux derniers tournois de l’année. Et deux mille points séparent Rafael Nadal, le numéro un mondial, de Novak Djokovic. Et le BNP Paribas Masters et les finales de l’ATP World Tour de Londres offrent 2500 points... » Plus précisément, l’Espagnol, vainqueur de dix titres en 2013, a 2060 points d’avance au classement ATP Race sur le Serbe, qui n’a gagné « que » cinq tournois.
Il faudrait donc que Nadal atteigne la finale de Bercy (qui offre 600 points au finaliste) pour tuer tout suspense avant la Masters Cup. Guy Forget voit le problème à l’envers : « Si Nadal connaît des défaillances et que Djokovic affiche le niveau de jeu de la fin de saison 2012 quand il a gagné à Londres, ça peut basculer. » Il est fort à parier que Novak Djokovic, déterminé à récupérer la place de leader du classement ATP qu’il a occupée jusqu’au Masters 1000 de Shanghai début octobre, s’aligne à Paris pour tenter le tout pour le tout. Mais pour Nadal, tout est possible.
Entre l’intérêt de Nadal à rester frais pour jouer la Masters Cup, qu’il n’a encore jamais remportée, et fondre sur Paris-Bercy pour assurer son rang, il y a match. D’autant que si Djokovic s’impose à Paris pour la deuxième fois de sa carrière (après 2009), l’Espagnol aura toujours son destin en main à Londres pour finir la saison en beauté. Cela dit, comme le Serbe, le Majorquin aura également l’appât du gain pour se motiver encore plus. S’il joue à Bercy, il aura pris part à huit des neuf Masters 1000 de la saison (il n’a manqué que Miami), ce qui lui permettra de toucher une jolie prime de deux millions d’euros supplémentaires, réservée au numéro un mondial. Une cerise en forme de pastèque sur son gâteau de 2013 qui n’enlèvera rien au goût de sa saison réussie et qui fait de la place de numéro un mondial un but affiché bien moins mercantile pour confirmer sa présence.
Et s’il y en a un qui s’en frotte les mains, c’est bien Guy Forget, assez confiant quant à la venue du Majorquin. « J’ai été en contact avec les proches de Rafa. Il est très content d’être numéro un mondial, mais il est encore plus motivé pour finir l’année à cette place. Il couronnerait ainsi une saison exceptionnelle. Il a disputé quinze tournois, atteint treize fois la finale et gagné dix titres ! De plus, il n’a jamais gagné le BNP Paribas Masters. S’il y parvenait, ce serait le 27e ATP Masters 1000 de sa carrière. Surtout, il remporterait son sixième ATP Masters 1000 de la saison, ce qui constituerait un record. » Et s’il le faisait en finale face à Novak Djokovic en finale, ça n’aurait pas de prix...
Llodra, Mahut et Roger-Vasselin invités
La direction du Masters 1000 de Bercy a révélé mercredi le nom des bénéficiaires des trois invitations pour le tableau principal. Nicolas Mahut, Édouard-Roger Vasselin et Michaël Llodra – finaliste en 2012 – sont ainsi les heureux du jour. Ils rejoignent les sept Tricolores qualifiés directement pour le grand tableau (Julien Benneteau, Jérémy Chardy, Richard Gasquet, Gaël Monfils, Benoît Paire, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga).
Masters (F) Li Na a serré le jeu
Li Na a bien failli gaspiller une partie de son avance mercredi à Istanbul, mais la Chinoise a fini par se reprendre à temps face à Sara Errani (6-3, 7-6[5]). En tête 6-3, 5-3 et balle de match, elle n’a pas réussi à boucler l’affaire sur le service adverse, puis s’est fait breaker deux fois en servant pour le match (5-4, 6-5) et s’est retrouvée à 1-3 dans le jeu décisif. Mais la 5e joueuse mondiale a fini par tenir ses nerfs face à l’accrocheuse italienne qui finalement a bien tenu sa place malgré l’alerte physique de la veille. Elle a tout de même subi sa deuxième défaite dans ce Masters.

