La banque d’investissement a même considéré que ses prévisions de croissance nulle étaient « optimistes » vu les débordements de la crise syrienne au Liban et l’impact sur le secteur du tourisme, pilier de l’économie libanaise. HSBC a en outre rappelé les conséquences néfastes de l’instabilité politique locale et régionale sur la confiance du consommateur et sur l’investissement.
À cela s’ajoute le vide gouvernemental et l’augmentation croissante de réfugiés syriens au Liban. La banque d’investissement a tout de même souligné que les dépôts bancaires provenant de la diaspora libanaise continuaient de soutenir la livre libanaise, en ajoutant que « de tels flux contribuaient à l’accumulation des réserves en devises de la Banque du Liban (BDL) en dépit des risques politiques accrus, et ont de ce fait permis de limiter le coût du service de la dette ».
Cependant, HSBC a mis en garde contre un affaiblissement de la résilience du secteur bancaire libanais au cas où la situation politico-sécuritaire se détériorerait davantage, principalement dans le contexte financier mondial actuel et vu le déficit des comptes courants libanais. HSBC a prévu que le déficit des comptes courants avoisine les 23,5 % du PIB en 2013 contre 25,6 % du PIB en 2012, constituant ainsi la première amélioration depuis 2010.
La banque d’investissement a indiqué que la diminution des revenus issus du tourisme et du commerce avaient rendu l’économie plus vulnérable. Elle a prévu un creusement du déficit budgétaire à 9,7 % du PIB cette année, contre 9,3 % du PIB l’année dernière. HSBC a indiqué que le creusement du déficit pour la seconde année consécutive allait accélérer l’alourdissement de la dette publique. La banque a ajouté que les autorités rencontreraient des difficultés à freiner l’augmentation du niveau de la dette dans un environnement politique incertain et une situation économique déjà difficile.
En parallèle, la banque britannique a prévu une augmentation de la consommation des ménages de 1 % en 2013 contre un taux de 2 % en 2012, constituant la hausse la plus faible parmi les pays de la région.
Elle a en outre estimé un taux d’épargne brut à 8,6 % du PIB pour cette année, en hausse en comparaison avec les 6,5 % du PIB enregistrés l’année précédente, mais toujours le second taux le plus bas de la région derrière la Jordanie (7,9 % du PIB) et contre un ratio de 14,5 % du PIB pour les pays non producteurs de pétrole de la région.


le début de la sagesse.
14 h 23, le 24 octobre 2013