Le président de la Chambre a adressé ses félicitations aux otages de Aazaz, se confondant en remerciements à l’adresse du Qatar « pour sa participation fondamentale » à l’opération d’échange, du chef de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les « contacts permanents » maintenus entre les autorités libanaises et le geôlier en chef du groupe en débandade de la Tempête du nord, Samir Ammoury, par le biais de l’un de ses parents palestiniens, de la Turquie, et naturellement de la Syrie de Bachar el-Assad.
Hariri félicite les familles des ex-otages
L’ancien Premier ministre Saad Hariri a félicité les Libanais, en général, et les familles des ex-otages de Aazaz, en particulier, pour le succès des efforts qui ont conduit à leur libération. Le président Hariri a souhaité que cette libération soit une étape sur la voie qui mettra fin à la souffrance d’un grand nombre de prisonniers, d’otages et de personnes encerclées, et aboutira à la libération de Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque-orthodoxe d’Alep, et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec-orthodoxe de la même ville (enlevés en Syrie en avril). Saad Hariri a salué les efforts du Qatar et du gouvernement turc et le rôle « responsable » joué par le directeur général de la Sûreté Générale, le général Abbas Ibrahim, à cet égard.
Okab Sakr : honneur à Wissam el-Hassan
Le député Okab Sakr s’est félicité de la libération des otages chiites, remerciant en particulier la Turquie et le Qatar pour avoir « réglé cette énigme complexe », et dont les efforts ont « facilité la tâche au ministère de l’Intérieur, supervisé par le chef de l’État et géré par le directeur général de la Sûreté générale ».
« Aujourd’hui, a-t-il dit, en substance, se dissipent les fanfaronnades de ceux qui ont accusé Saad Hariri de vouloir exploiter politiquement cette affaire » et « dont l’esprit vide a inventé des complots imaginaires ». « Nous avons été les premiers à chercher à résoudre ce dossier, et nous voilà complètement absents de son épilogue », a-t-il dit. Et de conclure par un hommage posthume à Wissam el-Hassan, « qui a œuvré en secret pour régler ce dossier, et a même pris des risques pour obtenir la libération des otages ».
Ghosn : Poursuite des efforts pour libérer les deux évêques
Le ministre sortant de la Défense, Fayez Ghosn, a confirmé hier la poursuite des efforts visant à libérer les deux évêques pris en otage en Syrie. Le ministre a félicité dans un communiqué les ex-otages libanais pour leur libération, mettant en exergue « les efforts acharnés » déployés par l’État libanais pour cette fin.
À ce sujet, la station de télévision du Hezbollah, al-Manar, a donné la parole à des analystes politiques qui ont estimé que la médiation des Russes doit être sollicitée, si l’on veut obtenir la libération des deux évêques orthodoxes otages en Syrie. Ces analystes ont jugé en effet que le groupe de jihadistes tchétchène qu’ont dit être l’auteur des rapts des deux prélats, doit certainement vouloir négocier leur libération avec celle de prisonniers tchétchènes aux mains de la Russie.
Gemayel et Geagea : le dossier des disparus en Syrie
Profitant de l’épilogue heureux de la prise d’otages de Aazaz, le chef du parti Kataëb, Amine Gemayel a demandé aux responsables « d’aborder avec sérieux et détermination le dossier des personnes détenues, enlevées ou disparues ». Tout en rendant hommage aux efforts multipartites qui ont abouti à la libération des otages de Aazaz, M. Gemayel a souhaité que « la joie que cette libération soit couronnée par celle des deux évêques pris en otages en avril dernier en Syrie ». Samir Geagea, chef des Forces libanaises, a réagi de la même manière, estimant que 200 dossiers de personnes disparues en Syrie méritent d’être examinés, au nom de l’égalité de traitement que l’État doit à tous les Libanais.
Siniora : exploité par le régime syrien
« Le rapt des otages chiites, dont nous ne connaissons toujours pas à ce jour les mobiles, a nui aux relations entre les peuples syrien et libanais. Il n’a pas servi la cause de la révolution syrienne, mais a rendu service au régime, qui a su exploiter ce crime abject à son avantage », a affirmé hier Fouad Siniora, qui a félicité les ex-otages pour la liberté retrouvée.


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