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Syrie : les otages libanais en Turquie mais pas encore remis aux autorités (ministre)

Les neuf otages libanais libérés par les rebelles en Syrie vendredi sont désormais en Turquie, mais n'ont pas encore été remis aux autorités libanaises, dans l'attente de la libération de prisonniers par le régime syrien, a annoncé samedi le ministre libanais de l'Intérieur.

"Ils sont sur le sol turc mais le chef de la Sûreté libanaise, le général Abbas Ibrahim (présent à Istanbul pour suivre le dossier, ndlr) ne les a pas encore vus", a affirmé à la télévision le ministre Marwan Charbel.

Il n'a pas précisé dans quelle région ni avec quelle partie ils se trouvaient. Interrogé vendredi par l'AFP, il s'était refusé à dire s'ils avaient été remis aux autorités turques.

Une source au ministère turc des Affaires étrangères s'est refusée de son côté samedi à confirmer la présence des otages sur son territoire.

Selon M. Charbel, les otages, retenus par des rebelles syriens pendant plus d'un an, ne seront remis aux autorités libanaises que lorsque celles-ci auront obtenu du régime de Bachar al-Assad qu'il libère près de 200 prisonniers de ses geôles.

"Il y aura concomitance entre la remise des otages libanais et celle des prisonniers syriens", a indiqué le ministre Charbel.

Depuis le départ, la libération de prisonniers était la principale revendication du groupe rebelle.

Une source proche des négociateurs a affirmé à l'AFP que les rebelles exigeaient que les prisonniers du régime soient remis en liberté en Turquie et non pas sur le territoire syrien.

Les neuf otages avaient été enlevés en mai 2012 dans la province d'Alep (nord), alors qu'ils revenaient d'un pèlerinage en Iran.

Malgré les démentis des familles, les ravisseurs les accusaient d'appartenir au Hezbollah, le parti chiite libanais qui combat les insurgés aux côtés du régime de Bachar al-Assad.

En représailles, deux pilotes turcs de la Turkish Airlines avaient été enlevés en août à Beyrouth, les ravisseurs voulant pousser Ankara, un des principaux soutiens de la rébellion syrienne, à faire pression sur les insurgés pour libérer les otages libanais.

Samedi, après l'annonce de la libération des otages libanais, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, s'est déclaré optimiste quant à une prochaine libération des pilotes turcs, qui pourrait, selon lui, intervenir "dans les heures ou les jours qui viennent".

Cette affaire, qui a impliqué également une médiation du Qatar, autre soutien de la rébellion, illustre la complexité du conflit qui ravage la Syrie depuis plus de deux ans et demi et ses retombées sur les pays voisins.
Les neuf otages libanais libérés par les rebelles en Syrie vendredi sont désormais en Turquie, mais n'ont pas encore été remis aux autorités libanaises, dans l'attente de la libération de prisonniers par le régime syrien, a annoncé samedi le ministre libanais de l'Intérieur."Ils sont sur le sol turc mais le chef de la Sûreté libanaise, le général Abbas Ibrahim (présent à Istanbul pour suivre le dossier, ndlr) ne les a pas encore vus", a affirmé à la télévision le ministre Marwan Charbel.Il n'a pas précisé dans quelle région ni avec quelle partie ils se trouvaient. Interrogé vendredi par l'AFP, il s'était refusé à dire s'ils avaient été remis aux autorités turques.Une source au ministère turc des Affaires étrangères s'est refusée de son côté samedi à confirmer la présence des otages sur son...