M. Siniora a reçu hier l’ambassadeur d’Iran à son bureau, rue Bliss. Photo Dalati et Nohra
Il s’agit de la première visite de l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à un responsable du courant du Futur depuis l’échec, en 2010, des pourparlers syro-saoudiens pour un règlement global de la crise politique au Liban.
M. Abadi l’a placée dans le cadre de ses « entretiens réguliers avec les responsables libanais et les différentes parties politiques ». « Nous avons discuté de l’actualité régionale et internationale, ainsi que des relations entre le Liban et l’Iran », a-t-il déclaré à la presse.
Et de poursuivre : « J’ai expliqué dans le détail (à M. Siniora) les derniers développements en rapport avec le dossier du nucléaire ainsi qu’avec le rapprochement irano-américain et les réunions qui commenceront à partir d’aujourd’hui au sujet du nucléaire. » « Nous avons aussi discuté des démarches effectuées dans le cadre de la consolidation de la coopération entre l’Iran et ses voisins du golfe Persique, l’Arabie saoudite en particulier », a affirmé le diplomate avant d’insister sur « l’intérêt que Téhéran accorde au renforcement des relations avec ces États ».
M. Abadi a dans le même temps rappelé l’appui de son pays au Liban et son souci d’affermir davantage la coopération bilatérale, « notamment en cette période ».
Cette visite pave peut-être la voie à un éventuel rapprochement entre l’Iran et le courant du Futur, mais n’est sûrement pas suffisante pour empêcher le parti de M. Saad Hariri de critiquer le concept de wilayet el-fakih qu’il considère comme étant une des sources des maux au Liban et dans la région.
Ce concept a été de nouveau critiqué par M. Siniora à la faveur d’une visite que le chef du bloc parlementaire du Futur a effectuée dans l’après-midi – soit moins de trois heures après celle de Ghadanfar Rakan Abadi – au patriarche melkite, Grégoire III Lahham, au siège patriarcal grec-catholique d’été à Aïn Trez. M. Siniora était accompagné des députés Michel Pharaon, Nabil de Freige et Serge Ter Sarkissian, ainsi que de Mohammad Chatah et Daoud Sayegh, conseillers de Saad Hariri.
Le bémol
Après avoir souligné la gravité de la situation dans la région et au Liban en particulier, M. Siniora a estimé que « le défi le plus important à lever reste d’en finir avec l’injustice dont les Palestiniens sont victimes », et critiqué la gestion de ce dossier par les dictatures régionales. « Le monde arabe connaît de nombreux problèmes qu’il est possible de résumer par trois », a poursuivi M. Siniora. « Le premier est la dictature des régimes qui se sont mis en place après la crise palestinienne, en remplacement d’autres, pour soi-disant offrir un modèle de liberté et d’ouverture à leurs peuples et régler la cause palestinienne. Ils voulaient également offrir un modèle de démocratie et améliorer le niveau de vie de la population, mais ils ont fini par étouffer les deux », a expliqué le chef du bloc du Futur en situant le printemps arabe dans le cadre des « tentatives de régler ce problème ». « Ces tentatives étaient supposées être pacifiques et le rester, mais elles ont malheureusement fini par être déviées de leur objectif », a-t-il déploré.
Le deuxième problème est, pour M. Siniora, « l’intégrisme venu en dehors des frontières arabes et fondé sur le concept transfrontalier de wilayet el-fakih qui propose des idées portant atteinte au monde arabe et qui y provoque des turbulences. Le troisième se rapporte, selon lui, à l’intégrisme sunnite qu’il a qualifié d’inacceptable.
Abordant le dossier libanais, il a critiqué la prolifération des armes illégales, mais sans nommer le Hezbollah, en imputant la situation chaotique actuelle dans le pays à « la dégradation de l’autorité de l’État, devenu trop faible ».


C'est l'effait fetman qui frappe sur la tete des bensaouds qui eux frappent a leur tour sur la tete des 14 marsistes , on arrivera a des accords qui decevront les ob-obs primitifs , mais bons pour la paix chez nous au M.O.
15 h 27, le 16 octobre 2013