Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

« La démocratie islamique »

Par Paul Ph. EDDÉ
« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Dettes toujours en suspens et c’est l’impasse ! Le Liban reste honteusement sans gouvernement, et le peuple sans services ni recours. Quelle est donc cette tare qui ne cesse de pourrir la démocratie libanaise ?
Une recherche impartiale des comportements religieux – essentielle dans un pays à majorité islamique où se côtoient plus de dix-sept communautés – nous amène à constater que l’islam reste ancré dans sa tendance originelle de conforter la « certitude » et de rejeter tout ce qui la menace. La soif d’unanimité a marqué l’univers mental du monde musulman tout au long de son histoire. La vérité est reçue d’en haut ; la raison doit l’accueillir et y adhérer sans s’interroger, débattre et douter. « Face à l’évidence il n’y a qu’à se soumettre. » Averroès (Ibn Ruchd), mort en 1198, serait-il le dernier des grands penseurs musulmans ayant marqué une époque tourmentée ? Les grands ancêtres des sciences sociales, Montesquieu, Tocqueville, Weber et autres, ont insisté sur le débat et le pluralisme menant à la démocratie moderne. Le Premier ministre sunnite libanais semble particulièrement imprégné de sa culture d’unanimité consensuelle. Mais telle que se présente actuellement la scène locale, il se retrouve en confrontation directe avec le Hezbollah – parti théocratique d’obédience étrangère – à la vision politique et géostratégique antinomique à celle du Liban (et de surcroît puissamment et inacceptablement armé) – s’excluant de facto d’une déclaration présidentielle de distanciation et de stricte neutralité de la plus haute autorité constitutionnelle. La raison pure exigerait que ce parti soit exclu de tout gouvernement libanais, et exige tout aussi raisonnablement qu’un gouvernement normal soit formé, sans plus de meurtrières tergiversations, pour la préservation et la continuité des institutions républicaines au service d’un peuple floué, injustement pris en otage. Il est indispensable que cesse l’équivoque entre César et le Hezbollah qui se doit de comprendre l’autre et de se comprendre lui-même.
C’est avec de beaux discours que l’on fait de la mauvaise politique. Les fondements de la démocratie restent l’incertitude de l’homme et la persistance du doute et du débat face aux libertés, à la vérité et à la justice.
« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Dettes toujours en suspens et c’est l’impasse ! Le Liban reste honteusement sans gouvernement, et le peuple sans services ni recours. Quelle est donc cette tare qui ne cesse de pourrir la démocratie libanaise ? Une recherche impartiale des comportements religieux – essentielle dans un pays à majorité islamique où se côtoient plus de dix-sept communautés – nous amène à constater que l’islam reste ancré dans sa tendance originelle de conforter la « certitude » et de rejeter tout ce qui la menace. La soif d’unanimité a marqué l’univers mental du monde musulman tout au long de son histoire. La vérité est reçue d’en haut ; la raison doit l’accueillir et y adhérer sans s’interroger, débattre et douter. « Face à l’évidence...
commentaires (3)

TOUT COMME IL N'Y A PAS DE DÉMOCRATIE CHRÉTIENNE ! LA DÉMOCRATIE EST LAÏQUE ET NON RELIGIEUSE...

SAKR LOUBNAN

15 h 54, le 11 octobre 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • TOUT COMME IL N'Y A PAS DE DÉMOCRATIE CHRÉTIENNE ! LA DÉMOCRATIE EST LAÏQUE ET NON RELIGIEUSE...

    SAKR LOUBNAN

    15 h 54, le 11 octobre 2013

  • DEUX MOTS QUI APPARTIENNENT À DEUX DICTIONNAIRES DIFFÉRENTS !

    SAKR LOUBNAN

    15 h 51, le 11 octobre 2013

  • çà ne va pas au bout du raisonnement,et çà ne concerne pas que le Hezb,n'est ce pas?

    GEDEON Christian

    11 h 25, le 11 octobre 2013

Retour en haut