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Moyen Orient et Monde - Pakistan

Libéré sous caution, Musharraf pourrait choisir un nouvel exil

La justice pakistanaise a accordé hier la liberté sous caution à Pervez Musharraf, une décision qui pourrait permettre à l’ancien président, assigné à résidence depuis près de six mois, de quitter le Pakistan où il est accusé de meurtres. L’ex-chef d’État, au pouvoir de 1999 à 2008, avait été rattrapé par la justice peu après son retour dans son pays à la fin mars dans l’espoir alors de participer aux élections législatives et de, disait-il, « sauver » le Pakistan de la crise économique et de la montée en puissance des rebelles talibans. « La Cour suprême a accordé la liberté sous caution à l’ancien président Musharraf dans l’affaire de l’ancien chef rebelle Akbar Bugti », tué dans une opération militaire en 2006, quand M. Musharraf était au pouvoir, ont annoncé hier ses avocats. Il s’agissait de la seule affaire pour laquelle M. Musharraf était encore assigné à résidence. Le « général Musharraf » est dans le collimateur de la justice dans deux autres affaires : le meurtre, en décembre 2007, de sa rivale d’antan Benazir Bhutto et le renvoi unilatéral de juges, la même année. M. Musharraf avait déjà obtenu la liberté sous caution dans ces deux premières affaires. Dans l’affaire Akbar Bugti, sa caution a été fixée à deux millions de roupies (20 000 dollars).
« Je viens de lui parler, il est satisfait de la décision », a déclaré le porte-parole officiel de M. Musharraf, Raza Bokhari. « Lorsque toutes les formalités seront finalisées, il sera libre de voyager à l’intérieur et à l’extérieur du Pakistan », a-t-il souligné. À moins que le gouvernement ne lui interdise de sortir du territoire, « cela veut dire qu’il pourra quitter le pays. Et s’il quitte le pays, il pourrait ne plus jamais y revenir », estime l’analyste politique pakistanais Hasan Askari. Même s’il voyage, « il continuera à se défendre jusqu’à ce que son nom soit lavé » de tout soupçon par la justice dans ces procès, a insisté le porte-parole de l’ancien président dont les procédures devant les tribunaux pourraient s’étirer sur des mois, voire des années, à moins qu’un arrangement en coulisses ne permette l’abandon de toutes les charges.
(Source : AFP)
La justice pakistanaise a accordé hier la liberté sous caution à Pervez Musharraf, une décision qui pourrait permettre à l’ancien président, assigné à résidence depuis près de six mois, de quitter le Pakistan où il est accusé de meurtres. L’ex-chef d’État, au pouvoir de 1999 à 2008, avait été rattrapé par la justice peu après son retour dans son pays à la fin mars dans l’espoir alors de participer aux élections législatives et de, disait-il, « sauver » le Pakistan de la crise économique et de la montée en puissance des rebelles talibans. « La Cour suprême a accordé la liberté sous caution à l’ancien président Musharraf dans l’affaire de l’ancien chef rebelle Akbar Bugti », tué dans une opération militaire en 2006, quand M. Musharraf était au pouvoir, ont annoncé hier ses avocats. Il...
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