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Liban

Ils ont dit :

Le député Michel Murr en compagnie de l’ambassadrice de Grèce, hier.

* Michel Murr, député du Metn, à l’issue d’un entretien avec l’ambassadrice de Grèce, Catherine Boura : « Le Liban ne peut pas continuer comme cela. D’un côté, il y a un Premier ministre à qui on ne permet pas de former un gouvernement, et de l’autre un cabinet sortant qui non seulement n’expédie pas les affaires courantes, mais se livre à plus d’activités que lorsqu’il était un gouvernement en titre. Partant de là, il n’est pas permis que la situation gouvernementale se perpétue telle quelle. Il y a aujourd’hui une nécessité nationale pour la formation d’un cabinet en titre, dont l’absence cause des dégâts très importants au pays sur les plans politique, économique et sécuritaire. Le Parlement est absent et il y a un vide au niveau de l’exécutif. Que Dieu nous préserve de ce qui nous attend si ce vide s’étend aussi à la présidence de la République dans quelques mois. Je demande aux hommes politiques de déployer davantage d’efforts, car le peuple libanais ne peut plus supporter davantage de tragédies. »

*Jean Oghassabian, député de Beyrouth I (bloc du Futur) : « Il n’est pas question de pression (sur le président de la République et le Premier ministre désigné) pour la formation du gouvernement, mais de l’exercice des prérogatives. Certaines parties, y compris (le président de la Chambre) Nabih Berry, se comportent comme s’il n’était pas nécessaire qu’il y ait un pouvoir exécutif dans le pays, et cela en proposant que les problèmes soient réglés par le dialogue ou par les activités du Parlement. J’ai confiance dans la personne du Premier ministre désigné. Il faut lui fournir l’occasion de former un gouvernement qui convient à cette phase et il faut mettre un terme au vide mortel au niveau de l’exécutif. »

*Yassine Jaber, député de Nabatiyé et membre du bloc du Développement et de la Libération (Berry) : « Nous assistons aujourd’hui au Liban à un dialogue de sourds. On s’échange des accusations par la voie des médias au lieu de s’asseoir à la même table et de rechercher des solutions aux problèmes du pays. Le président de la République et le Premier ministre désigné sont bien conscients du danger de former un gouvernement de fait accompli. »

* Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé : « Le devoir impose aujourd’hui, à l’ombre du contexte brumeux sur les plans politique et sécuritaire et de la situation économique difficile, qu’il y ait un gouvernement en titre. Il n’est plus possible de continuer avec un cabinet d’expédition des affaires courantes rejeté par une majorité de Libanais. Nous sommes tous d’avis que le président de la République et le Premier ministre désigné doivent former le gouvernement et l’imposer au Hezbollah. C’est leur responsabilité. De nombreux obstacles les avaient poussés à prendre leur temps pour former le gouvernement et, de son côté, le 14 Mars a fait de nombreuses concessions et accepté la présence du Hezbollah au sein du cabinet. Aujourd’hui, il y a des échéances locales et régionales et nous allons vers une période d’élection présidentielle. Si prendre son temps pouvait être bénéfique hier, cela est désormais nuisible. »

* Wi’am Wahab, ancien ministre : « Le gouvernement sortant devrait reprendre ses réunions parce que je ne vois pas qu’un nouveau cabinet pourra être formé de sitôt. Je ne sais pas de quel côté le Premier ministre désigné, Tammam Salam, cherche son inspiration pour proposer des moutures gouvernementales, mais je pense qu’il y aura encore beaucoup de retard. C’est pourquoi j’estime qu’il est du devoir du cabinet en place de se réunir d’autant plus qu’il a en souffrance des centaines de décrets portant sur des questions vitales, comme notamment la question du pétrole. »

* Hadi Hobeiche, député du Akkar et membre du bloc du Futur : « Je crains le vide à la présidence de la République, peut-être même pour une période plus longue que ce qui s’était produit en 2008. Il convient de ne pas attendre un rapprochement irano-saoudien pour former le gouvernement, même si ce rapprochement est susceptible d’avoir des retombées positives sur ce dossier. Je souhaite que le 8 Mars fasse des concessions dans l’intérêt du peuple libanais et accepte qu’un gouvernement neutre soit mis sur pied. »

* Michel Moussa, député de Zahrani (bloc Nabih Berry) : « L’initiative politique du président de la Chambre, Nabih Berry, attend qu’une seconde entrevue ait lieu entre ce dernier et (le chef du bloc du Futur) Fouad Siniora, après le retour de M. Berry de Genève. Il n’y a pas d’options autres que le dialogue et l’entente sur les questions essentielles. »
* Michel Murr, député du Metn, à l’issue d’un entretien avec l’ambassadrice de Grèce, Catherine Boura : « Le Liban ne peut pas continuer comme cela. D’un côté, il y a un Premier ministre à qui on ne permet pas de former un gouvernement, et de l’autre un cabinet sortant qui non seulement n’expédie pas les affaires courantes, mais se livre à plus d’activités que lorsqu’il était un gouvernement en titre. Partant de là, il n’est pas permis que la situation gouvernementale se perpétue telle quelle. Il y a aujourd’hui une nécessité nationale pour la formation d’un cabinet en titre, dont l’absence cause des dégâts très importants au pays sur les plans politique, économique et sécuritaire. Le Parlement est absent et il y a un vide au niveau de l’exécutif. Que Dieu nous préserve de ce qui nous...
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