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Économie - États-Unis

Budget et dette : Obama appelle les républicains à « écarter la menace »

Le blocage budgétaire affaiblit l’image des USA, avertit le président américain.

Barack Obama lors de sa conférence de presse à la Maison-Blanche, hier.  Jewel Samad/AFP

Le président des États-Unis Barack Obama a appelé hier ses adversaires républicains à « écarter la menace » que l’actuel blocage fait peser sur l’économie américaine en votant un budget et un relèvement du plafond de la dette.
Car, à la paralysie partielle de l’État fédéral, s’ajoute le risque que les États-Unis ne parviennent pas à relever le plafond légal de leur dette, a rappelé le dirigeant lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.
Passé le 17 octobre et faute d’un relèvement de ce plafond (actuellement à 16 700 milliards de dollars) par le Congrès, la première économie mondiale ne pourra plus emprunter sur les marchés obligataires ni rembourser certains créanciers.
Un défaut de paiement des États-Unis serait « bien pire » que la paralysie budgétaire actuelle, a fait valoir M. Obama, usant d’une métaphore attribuée au milliardaire Warren Buffett selon lequel une telle perspective s’assimilerait à l’explosion d’une « bombe nucléaire ».
Le nouvel appel du président américain à ses adversaires politiques à voter un budget intervient une semaine jour pour jour après le début de la paralysie partielle de l’État fédéral, enclenchée en raison de l’absence d’accord sur un budget pour l’exercice 2014 – les républicains refusant de voter un budget sans que la réforme du système de santé promulguée en 2010 par M. Obama ne soit substantiellement altérée.
« Nous ne pouvons pas faire de l’extorsion une composante de notre démocratie. La démocratie ne fonctionne pas ainsi. Et ce n’est pas seulement pour moi, c’est aussi pour mes successeurs », a encore lancé Barack Obama à l’adresse des républicains.
Et de s’inquiéter des retombées de la paralysie sur l’image de son pays : « À chaque fois que nous faisons ces choses, notre réputation dans le monde en pâtit. Nous avons l’air de ne pas savoir où nous allons. »
Mais le président, qui a dû annuler une tournée en Asie précisément en raison du blocage à Washington, s’est voulu rassurant, expliquant aux créanciers étrangers des États-Unis que ces derniers « ont toujours payé leurs factures et le feront à nouveau ».
Toutefois, les dirigeants étrangers « ne font pas seulement attention à ce que je dis. Ils font aussi attention à ce que fait le Congrès. Et en fin de compte, ça dépendra du président de la Chambre (John) Boehner », a expliqué le dirigeant américain.

(Source : AFP)
Le président des États-Unis Barack Obama a appelé hier ses adversaires républicains à « écarter la menace » que l’actuel blocage fait peser sur l’économie américaine en votant un budget et un relèvement du plafond de la dette.Car, à la paralysie partielle de l’État fédéral, s’ajoute le risque que les États-Unis ne parviennent pas à relever le plafond légal de leur dette, a rappelé le dirigeant lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.Passé le 17 octobre et faute d’un relèvement de ce plafond (actuellement à 16 700 milliards de dollars) par le Congrès, la première économie mondiale ne pourra plus emprunter sur les marchés obligataires ni rembourser certains créanciers.Un défaut de paiement des États-Unis serait « bien pire » que la paralysie budgétaire actuelle, a fait valoir...
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