Parlement-trottoir
Avez-vous vu dernièrement le centre-ville de Beyrouth ?
Allez jeter un coup d’œil sur les trottoirs : vous ne pourrez désormais plus les emprunter, nos chers et valeureux députés ayant décidé que la chaussée en vaut mille fois son prix, et donc ont sorti un décret interdisant leur utilisation.
Les pauvres passants n’auront plus qu’à se partager la rue avec les chauffards et les fous du volant, au risque de laisser leur vie sur le bitume.
Tout cela pour que nos vaillants représentants à la Chambre puissent se balader librement et allègrement dans ses coulisses et ses bureaux, mis à leur disposition à vie par un autre décret, cette fois-ci voté à la vitesse de la lumière.
Natacha DACCACHE
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Le témoignage d’un émigré
Il y a presque deux semaines, j’ai passé 10 jours à Beyrouth en visite de famille. J’en ai profité, comme plusieurs fois auparavant, pour tenter de faire inscrire certains parents proches, fils de Libanais de la troisième génération.
Ayant suivi en vain et sans succès toutes les formalités requises pour cela, je me suis rendu compte qu’il existe un abîme énorme (ou un intérêt politique...) entre les intentions affichées par les autorités du pays pour inclure les émigrés libanais sur les registes de l’état-civil et les modalités pratiques à suivre, en commençant par la chaîne des formalités dans les ambassades jusqu’au dernier fonctionnaire concerné au Liban.
Étant un fervent lecteur de L’Orient-Le Jour et apréciant votre page consacrée aux émigrés du lundi, j’ai voulu, à mon retour à Guayaquil, en Équateur, où je vis depuis 42 ans, transmettre ce message comme un témoignage écrit de mon expérience de ce Liban d’outre-mer.
Oscar K. NADER
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Et la nouvelle loi sur les loyers ?
Messieurs les députés, nous vous demandons de sortir, de grâce, cette nouvelle loi sur les loyers. Vous avez renouvelé votre mandat sans même prendre notre avis et, le comble, vous n’avez rien fait depuis. Au niveau du gouvernement démissionnaire et quasi inexistant, le vide est effarant, incapable qu’il est d’assurer le minimum : l’expédition des affaires courantes. De plus, le litige sur les augmentations en pourcentage des anciens loyers est à n’y rien comprendre. Pas un juge qui puisse trancher sur les divers décrets parus pourtant au Journal officiel. La situation au sein des diverses commissions ressemble depuis 2008 et jusqu’à 2012 à un orchestre composé d’excellents musiciens, mais où chacun interprète sa propre partition. Et si vous parvenez à convaincre le locataire de vous payer cette augmentation, il exige des réparations équivalant à plus de cinquante fois son loyer actuel. Arrêtez cette mascarade, Messieurs, et ne poussez plus les gens à l’exode, au désespoir ou à d’autres moyens en devenant copropriétaires avec l’aide de démons capables, grâce au chantage et menaces, de déloger les anciens locataires en moins de six mois. Après tout, dans un pays, l’État de droit nous a déserté depuis longtemps.
Antoine SABBAGHA
Le témoignage d’un émigréIl y a presque deux semaines, j’ai passé 10 jours à Beyrouth en visite...

