Avec moins de buts à son actif, « Ibra » n’est pas pour autant moins efficace cette saison. Le géant suédois qui a reculé d’un cran évolue plus comme un meneur de jeu. Ce nouveau rôle de numéro 10 qu’il porte « littéralement » lui va comme un gant ! Bertrand Langlois/AFP
« Ibra », diffuseur de confiance... Maxwell et les défenseurs buteurs !
Le match de dimanche soir au Vélodrome a pris des allures de traquenard pour les Parisiens quand l’arbitre Clément Turpin a exclu sévèrement Thiago Motta à la demi-heure de jeu pour une faute sur Mathieu Valbuena qui valait penalty mais pas carton rouge. Zlatan Ibrahimovic, capitaine en l’absence de Thiago Silva blessé, ne s’est pas énervé et a transmis sa confiance à l’équipe. Sur le terrain et dans les vestiaires à la pause. À 32 ans, le colosse en a vu d’autres en matière de clasico volcanique sous les maillots des deux clubs du Milan (Inter et AC) et du Barça. Et quand l’arbitre a accordé un penalty pour le PSG, il était évident qu’« Ibra » prendrait ses responsabilités pour le tirer (et le marquer, 2-1, but de la victoire). Edinson Cavani, recruté pour 64 millions d’euros, un record en France, est aussi quelqu’un qui rassure, dans un registre différent. Cette autre star, pas encore en réussite devant le but, se met complètement au service de l’équipe, même s’il faut jouer à droite.
Un banc qui offre des solutions
Aujourd’hui, Laurent Blanc, coach du PSG, peut se permettre de mettre à l’écart sans ciller un Jérémy Ménez qui avait quitté boudeur le banc parisien contre Benfica en Ligue des champions avant la fin du match. L’ancien sélectionneur dispose d’un beau panel de solutions sur le banc. Au Vélodrome, le technicien a même pu se permettre de laisser sur le banc Javier Pastore, quand même venu à Paris pour 42 millions d’euros, rappelons-le. Pour ses différents réajustements tactiques après l’exclusion de Motta, Blanc a remplacé Ezequiel Lavezzi par Adrien Rabiot (18 ans !), puis « Ibra » par un défenseur supplémentaire (Zoumana Camara) après le second but parisien, et enfin Cavani par Lucas, milieu offensif brésilien qui a su tenir le ballon et gêner les Marseillais en fin de match.
Matuidi, monstre marathonien
Et qui a-t-on vu dans les dernières minutes du match au Vélodrome aller porter le ballon dans le camp marseillais ? Qui pour forcer les Phocéens à revenir dans leur camp, loin du but parisien de Salvatore Sirigu ? Blaise Matuidi, l’infatigable milieu récupérateur du PSG, que l’on avait déjà vu au four et au moulin, entre interceptions et transmissions. L’ancien Stéphanois est moins visible dans le milieu à trois cette saison, un peu éclipsé par un Marco Verratti aux allures d’Andrea Pirlo et par un Motta qui, quand il joue (ce qui ne fut pas le cas longtemps à Marseille dimanche), impressionne par sa qualité de passe. Mais il ne faudrait pas oublier le travail de marathonien de Matuidi et les kilomètres avalés. Inépuisable, l’international français s’est aussi permis de marquer un but contre Bordeaux, le 13 septembre.


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