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Moyen Orient et Monde - Égypte

Les pro-Morsi se heurtent à l’armée et à la population

Les affrontements ont fait au moins dix morts.

Des milliers de manifestants au Caire ont violemment affronté hier les forces de police, qui avaient érigé des barbelés pour contenir les partisans des Frères musulmans. Amr Abdallah Dalsh/Reuters

Dix personnes ont été tuées hier en Égypte dans des affrontements entre forces de l’ordre et partisans des Frères musulmans, à nouveau mobilisés contre l’armée qui a déposé le président Mohammad Morsi début juillet. Les manifestations étaient d’une ampleur sans précédent depuis le 14 août, date à laquelle deux campements des pro-Morsi ont été violemment démantelés au Caire.


Dans la capitale, plusieurs cortèges se sont formés et des heurts ont été signalés en divers points. Un véhicule militaire a tiré à balles réelles en direction des manifestants qui avaient un peu plus tôt été délogés à coups de gaz lacrymogènes de la place Tahrir. « Quatre personnes ont été tuées au Caire », a déclaré Ahmad al-Ansari, responsable des services ambulanciers, en précisant qu’il n’y avait pas de membres des forces de police ou de sécurité parmi ces victimes mais sans évoquer la cause des décès. M. Ansari a en outre fait état de 40 blessés au Caire et ailleurs dans le pays.


Les milliers de manifestants du Caire ont tenté de marcher en direction du palais présidentiel, mais ont été refoulés par les forces de police. Les partisans des Frères musulmans ont également pris la direction de la place Rabaa al-Adawiya, dans les faubourgs du Caire, d’où ils avaient été délogés par la force en août. Les manifestants agitaient des drapeaux égyptiens et scandaient des slogans hostiles au général Abdel Fattah al-Sissi, chef d’état-major de l’armée. Les autorités égyptiennes, qui avaient averti qu’elles ne toléreraient aucun nouveau sit-in, ont dépêché l’armée et la police en renfort sur les lieux.


Des heurts ont été signalés dans plusieurs autres villes d’Égypte, dont Alexandrie et deux villes du delta du Nil, entre les forces de sécurité et les partisans de M. Morsi. À Assiout, en Moyenne-Égypte, quatre personnes ont trouvé la mort, a-t-on appris de sources médicales. La répression en cours contre les Frères musulmans est l’une des plus violentes subies par la confrérie depuis sa création, il y a 85 ans. Des centaines de ses partisans ont été tués par les forces de l’ordre et nombre de ses dirigeants sont en prison.


Par ailleurs, des hommes armés et masqués ont tiré sur un véhicule militaire près de la ville d’Ismaïliya sur le canal de Suez, tuant deux soldats et en blessant deux autres, dont un officier, a indiqué un responsable des services de sécurité. L’attaque a eu lieu sur la route désertique qui relie Le Caire à Ismaïliya. L’armée a fermé cette route peu après l’incident. Ismaïliya et sa périphérie ont été le théâtre d’attaques récurrentes contre des policiers et militaires, notamment depuis l’éviction du président Morsi. Plus de 100 policiers ont été tués à travers le pays dans des attaques et des heurts depuis le départ de M. Morsi.

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Dix personnes ont été tuées hier en Égypte dans des affrontements entre forces de l’ordre et partisans des Frères musulmans, à nouveau mobilisés contre l’armée qui a déposé le président Mohammad Morsi début juillet. Les manifestations étaient d’une ampleur sans précédent depuis le 14 août, date à laquelle deux campements des pro-Morsi ont été violemment démantelés au Caire.
Dans la capitale, plusieurs cortèges se sont formés et des heurts ont été signalés en divers points. Un véhicule militaire a tiré à balles réelles en direction des manifestants qui avaient un peu plus tôt été délogés à coups de gaz lacrymogènes de la place Tahrir. « Quatre personnes ont été tuées au Caire », a déclaré Ahmad al-Ansari, responsable des services ambulanciers, en précisant qu’il n’y avait pas de...
commentaires (4)

ON PEUT ÊTRE FIERS EN TANT QU'ARABES DE CETTE POPULATION ÉGYPTIENNE, COMME LA SAINE SYRIENNE, QUI NE S’ÉCRASENT PAS.... ELLES !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 40, le 06 octobre 2013

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Commentaires (4)

  • ON PEUT ÊTRE FIERS EN TANT QU'ARABES DE CETTE POPULATION ÉGYPTIENNE, COMME LA SAINE SYRIENNE, QUI NE S’ÉCRASENT PAS.... ELLES !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 40, le 06 octobre 2013

  • BRAVO ! L’ÉGYPTIENNE "POPULATION"....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 01, le 06 octobre 2013

  • ICI... ON PEUT PARLER DE PEUPLE RÉSISTANT AU CÔTÉ DE SON ARMÉE... CE QUI N'EST PAS LE CAS AILLEURS !

    SAKR LOUBNAN

    19 h 39, le 05 octobre 2013

  • C'est tout le problème avec la vermine. On pense avoir fait le bon traitement, et puis il faut recommencer, plus fort, plus efficace.

    GEDEON Christian

    10 h 37, le 05 octobre 2013

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