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Économie

Défaut US : imaginons l’absurdité jusqu’au bout...

La fermeture partielle des services publics depuis le 1er octobre est venue confirmer, s’il en était besoin, que le débat budgétaire au Congrès est totalement absurde. Essayons d’aller jusqu’au bout de cette absurdité en imaginant ce qui se passerait si, le débat s’enlisant davantage, le 18 octobre le plafond de dette n’est pas relevé et si les États-Unis sont obligés de ne plus honorer leurs obligations financières. Tout d’abord, la note américaine serait reléguée de AAA/AA+ à défaut sélectif. On imagine les rotations de portefeuille qui pourraient en résulter. Ensuite, le budget fédéral devrait instantanément revenir à l’équilibre, puisque l’État ne pourrait plus s’endetter. Cela impliquerait un ajustement d’environ 4,5 points de PIB, autrement dit une réduction indiscriminée de toutes les dépenses fédérales de consommation et d’investissement de plus de 50 % (celles-ci représentant 8 % du PIB). Le nombre d’employés fédéraux, y compris les forces armées, mis au chômage du jour au lendemain dépasserait deux millions de personnes. Toutes choses égales par ailleurs (formule un peu incongrue ici, admettons-le), le taux de chômage ferait un bond de 1,5 point. Par gros temps, par exemple après la chute de Lehman Brothers, le dollar sert de valeur refuge, mais cette fois, il n’en est pas question puisqu’on parle d’un pays qui a fait défaut. C’est aussi les comptes extérieurs qu’il faudrait équilibrer d’un coup. La Chine voudra sans doute se débarrasser des 3 000 milliards de dollars d’actifs américains qu’elle détient. Mettons que la Fed se mette en face. Bernanke pourra ensuite monter dans son hélicoptère pour distribuer des billets sans valeur... On vous avait prévenu, c’est absurde !
La fermeture partielle des services publics depuis le 1er octobre est venue confirmer, s’il en était besoin, que le débat budgétaire au Congrès est totalement absurde. Essayons d’aller jusqu’au bout de cette absurdité en imaginant ce qui se passerait si, le débat s’enlisant davantage, le 18 octobre le plafond de dette n’est pas relevé et si les États-Unis sont obligés de ne plus honorer leurs obligations financières. Tout d’abord, la note américaine serait reléguée de AAA/AA+ à défaut sélectif. On imagine les rotations de portefeuille qui pourraient en résulter. Ensuite, le budget fédéral devrait instantanément revenir à l’équilibre, puisque l’État ne pourrait plus s’endetter. Cela impliquerait un ajustement d’environ 4,5 points de PIB, autrement dit une réduction indiscriminée de toutes les...
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