Nouvelle passe difficile pour Silvio Berlusconi : une commission s’est prononcée hier pour son éviction du Sénat, selon le président de cette commission spéciale du Sénat, Dario Stefano. Il reviendra au Sénat réuni en assemblée plénière de se prononcer à la fois sur l’éviction et sur l’inéligibilité du Cavaliere, sans doute avant la fin du mois. « C’est une page noire pour la démocratie », a immédiatement réagi Daniele Capezzone, un fidèle du Cavaliere. Jugeant cette commission « non impartiale », les défenseurs du magnat des médias ne s’étaient même pas présentés dans la matinée devant cette commission. Compte tenu de la composition politique de la commission – une majorité de sénateurs de gauche –, cette décision était tout à fait attendue après la condamnation de l’ex-chef du gouvernement le 1er août à quatre ans de prison pour fraude fiscale (ramenés à un seul en raison d’une amnistie) dans le procès Mediaset. Et ce en vertu de la loi Severino (du nom de la ministre de la Justice de l’époque), votée en 2012, y compris d’ailleurs par le parti de M. Berlusconi, pour assainir la politique italienne. En raison de son âge, M. Berlusconi ne purgera pas sa peine derrière les barreaux, mais en étant assigné à résidence ou en effectuant des travaux d’intérêt général. Toutefois, une éventuelle exclusion le prive de son immunité parlementaire. De l’avis des politologues, la décision de M. Berlusconi de provoquer la crise politique le week-end dernier est intimement liée à ces échéances délicates. Samedi dernier, il avait décidé de retirer du gouvernement les cinq ministres de son parti dans le but de faire tomber le gouvernement et provoquer une dissolution des chambres susceptibles de lui apporter quelque répit. Mais devant la fronde de nombre de ses partisans, il a dû se résoudre mercredi à voter la confiance au gouvernement d’Enrico Letta. (Source : AFP)
Nouvelle passe difficile pour Silvio Berlusconi : une commission s’est prononcée hier pour son éviction du Sénat, selon le président de cette commission spéciale du Sénat, Dario Stefano. Il reviendra au Sénat réuni en assemblée plénière de se prononcer à la fois sur l’éviction et sur l’inéligibilité du Cavaliere, sans doute avant la fin du mois. « C’est une page noire pour la démocratie », a immédiatement réagi Daniele Capezzone, un fidèle du Cavaliere. Jugeant cette commission « non impartiale », les défenseurs du magnat des médias ne s’étaient même pas présentés dans la matinée devant cette commission.Compte tenu de la composition politique de la commission – une majorité de sénateurs de gauche –, cette décision était tout à fait attendue après la condamnation de l’ex-chef du...
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