Il y a deux ans, le 30 septembre 2011, le rideau est tombé sur La Revue du Liban. Le jeudi 29 septembre 2011, le directeur de la publication, Saer Karam, avait rassemblé toute l’équipe pour annoncer que le numéro qui sortait le vendredi 30 serait le dernier. On ne peut imaginer le choc: un véritable coup de massue! Nos larmes ont coulé... Ce pouvait-il que cet hebdomadaire, fondé en 1928, qui avait donc 83 ans d’âge, disparaisse ainsi de la circulation? Il constituait un véritable monument du patrimoine national, retraçant semaine après semaine, en temps de paix comme aux plus dures journées de la guerre, toute la vie politique locale, régionale et internationale, économique, culturelle et sociale, avec une très large ouverture sur les pays d’émigration. Pour ma part, que de fois n’ai-je pas risqué ma vie en allant sur les fronts chauds. Que d’interviews, de reportages... Les Libanais autant que les fils de la diaspora ont été profondément choqués par l’annonce de cette fermeture. Et les questions fusaient: «Pourquoi?» «Est-il possible de fermer ce riche patrimoine national?» «C’est impardonnable!» «Quelle explication donner?» Nous n’avions pour toute information que l’existence d’un conflit entre les trois héritiers du propriétaire, feu Melhem Karam: la Dr Karma, Karam et Saer. Les premiers temps, on a espéré qu’une solution serait trouvée et que le magazine reviendrait en force. Puis les mois ont passé et niet. Nul n’a réussi à aider à régler le problème. Si c’était pour des raisons financières, les héritiers auraient pu au moins la vendre et l’on sait qu’il y avait des acheteurs. D’ailleurs, les fondateurs, les frères Makhlouf, avaient vendu la licence à Melhem Karam en 1975. Mais rien n’a été fait.... Certains membres de l’équipe ont réussi à trouver du travail; pour d’autres, c’est le chômage. Mais même ceux ou celles qui ont pu se recycler ailleurs ne retrouvent pas cet esprit de famille qui y régnait. Certes, comme dans toute famille, il pouvait y avoir des disputes, des discussions, mais c’était une ruche vivante, dynamique. Et l’on est tous nostalgiques des années passées au sein de la publication. Dommage que La Revue du Liban disparaisse ainsi du paysage médiatique libanais. Elle avait son poids, ses plumes, son cachet propre. Oui, dommage...
Il y a deux ans, le 30 septembre 2011, le rideau est tombé sur La Revue du Liban. Le jeudi 29 septembre 2011, le directeur de la publication, Saer Karam, avait rassemblé toute l’équipe pour annoncer que le numéro qui sortait le vendredi 30 serait le dernier. On ne peut imaginer le choc: un véritable coup de massue! Nos larmes ont coulé... Ce pouvait-il que cet hebdomadaire, fondé en 1928, qui avait donc 83 ans d’âge, disparaisse ainsi de la circulation? Il constituait un véritable monument du patrimoine national, retraçant semaine après semaine, en temps de paix comme aux plus dures journées de la guerre, toute la vie politique locale, régionale et internationale, économique, culturelle et sociale, avec une très large ouverture sur les pays d’émigration. Pour ma part, que de fois n’ai-je pas risqué ma vie en...
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Je suis étonné que ce monument des médias libanais ne puisse pas renaître. Ne serait-il pas possible que les anciens employés, qui évoluaient dans un bel esprit de famille comme le dit ce bel article, reprennent le flambeau ?
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Je suis étonné que ce monument des médias libanais ne puisse pas renaître. Ne serait-il pas possible que les anciens employés, qui évoluaient dans un bel esprit de famille comme le dit ce bel article, reprennent le flambeau ?
Je suis étonné que ce monument des médias libanais ne puisse pas renaître. Ne serait-il pas possible que les anciens employés, qui évoluaient dans un bel esprit de famille comme le dit ce bel article, reprennent le flambeau ?
12 h 16, le 03 octobre 2013