- Samy Gemayel, député Kataëb du Metn : « Je refuse d’entrer dans le jeu des nombres, que ce soit la formule des “trois 8” ou bien celle des “9-9-6”. Ce qui compte pour moi, c’est un accord sur le programme du nouveau gouvernement et pas sa forme. C’est en fonction de ce programme que l’on doit pouvoir savoir s’il y a ou pas un gouvernement et quels sont les protagonistes qui vont y entrer et ceux qui vont rester à l’extérieur. À mon avis, l’approche adoptée jusqu’ici est erronée. Le Premier ministre désigné devrait mettre ses idées sur la table puis demander à chacun des protagonistes qui est partant pour ces idées et qui ne l’est pas. Ainsi, par exemple, si Tammam Salam souhaite sérieusement la neutralité du Liban dans la crise syrienne, son gouvernement devrait en conséquence se fonder sur la déclaration de Baabda. Ceux qui ne souhaitent pas se conformer à cette déclaration n’auraient plus qu’à ne pas entrer au cabinet. »
- Cheikh Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah : « Nous croyons dans le gouvernement de rassemblement comme moyen de sauver le pays, alors qu’eux (le 14 Mars) cherchent à sauver leurs employeurs régionaux. Voilà pourquoi ils empêchent la mise sur pied d’un cabinet. Toute autre forme de gouvernement, qu’ils l’appellent neutre ou fondé sur la base des “trois 8” ou encore un cabinet de pôles, serait corrompue et nuisible pour le pays. Quant au Premier ministre désigné, il doit tenir compte de tous ceux qui l’ont désigné. Il est donc censé nous écouter, et pas seulement les écouter, eux. »
- Alain Aoun, député de Baabda et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Il nous faut parvenir à un compromis quelconque débouchant sur la mise en place d’un gouvernement et, par le biais de celui-ci, sur la mise en œuvre des échéances constitutionnelles (...) La bonne représentation au sein du gouvernement repose sur le principe de la proportionnalité par rapport aux poids des blocs parlementaires. Il est important de respecter l’article 65 de la Constitution qui stipule que les questions essentielles ont besoin d’une majorité des deux tiers des membres du gouvernement. Dès lors, comment pourrait-on empêcher l’alliance du 8 Mars et le CPL, qui représentent ensemble 58 députés, de participer au moins à la prise des décisions essentielles en disposant du tiers + 1 au sein du cabinet. C’est cela l’esprit et la philosophie de l’accord de Taëf, d’autant plus que ces forces sont représentatives sur les plans populaire et confessionnel. »
- Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur : « Lors de leur récente entrevue, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora, sont convenus de maintenir le contact entre eux. Chacun d’eux a exprimé son point de vue, mais il n’y a pas eu d’accord politique à ce stade. Au sujet du gouvernement, nous avons fait des pas en avant et proposé des solutions, mais le Hezbollah est on ne peut plus clair : ou bien c’est lui qui impose le gouvernement, à son goût, ou bien il n’y a pas de gouvernement. Par cela, on revient à la logique consistant à ce qu’une partie puise sa force dans les armes (...) Une récusation du Premier ministre désigné, Tammam Salam, est exclue pour le moment. M. Salam doit aller de l’avant. »
- Derek Plumbly, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Liban, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre désigné : « Les États ayant pris part à la réunion de New York ont été unanimes à souligner la nécessité urgente de la mise sur pied d’un gouvernement qui soit capable de relever les multiples défis sécuritaires, humanitaires et éducationnels qui se posent au Liban. C’est le cœur du problème. Nous espérons que nous aurons bientôt de bonnes nouvelles. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Le petit guide du Liban, cheikh Naim Kassem, veut "un gouvernement de rassemblement". Comme celui de ses sinistres chemises noires, qui a fait reculer le Liban encoe des années en arrière. Cela dans la ligne des dérives de M Kassem et de ses pairs du Hezb divin à partir de la guerre de juillet 2006, qui, elle seule, a provoqué un bond en arrière du Liban de quelques dizaines d'années.
04 h 24, le 01 octobre 2013