- Ammar Houri, député de Beyrouth III et membre du bloc du Futur, commentant les propos tenus hier par le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, qui a donné le choix entre un gouvernement d’union nationale et le maintien du cabinet sortant : « Voilà très précisément le chantage par les armes, le moyen dissuasif étant un 7 Mai (2008) ou les chemises noires (...). Il n’est pas possible de coexister avec la menace d’agression contre les gens et leur dignité à chaque fois qu’il est question d’une échéance politique comme la formation du gouvernement, sachant que la mise en place d’un cabinet est devenue une nécessité vitale. La récusation du Premier ministre désigné est exclue. Il formera un gouvernement avec le soutien du président de la République. »
- Nabil de Freige, député de Beyrouth III et membre du bloc du Futur, commentant l’éventualité d’un gouvernement formé sur la base de la formule des « 9-9-6 » (neuf ministres pour le 14 Mars, y compris le Premier ministre désigné, Tammam Salam, neuf pour le 8 Mars et six pour les centristes) : « La position du bloc du Futur à ce propos sera annoncée après sa réunion hebdomadaire. Mais l’acceptation d’une telle formule est une impossibilité (...) Le courant du Futur a soutenu le Premier ministre désigné sur la base d’un certain nombre d’idées et d’orientations que ce dernier a proclamées. C’est encore le cas aujourd’hui en ce qui a trait à la mise sur pied d’une équipe ministérielle à la fois homogène et de rassemblement, et sans tiers de blocage. »
- Michel Moussa, député de Zahrani (bloc Berry) : « L’initiative du président de la Chambre, Nabih Berry, a eu pour effet de secouer les eaux dormantes entre les protagonistes politiques (...) Au cours de l’entrevue entre M. Berry et (le chef du bloc du Futur) Fouad Siniora (jeudi), tout a été discuté. Il y aura d’autres rencontres. L’impasse de ces derniers mois est en voie de règlement. On pourrait avoir un gouvernement la semaine prochaine. »
- Talal Arslane, député de Aley : « J’espère que les entrevues du président de la République (à New York) auront des retombées positives au Liban et je souhaite que l’on cesse d’évoquer la formation d’un gouvernement de fait accompli. Il faut prendre en compte la nécessité d’assurer le succès de l’initiative de Nabih Berry. J’espère que le chef de l’État prendra conscience du danger qu’il y a à s’aventurer loin d’un gouvernement d’union nationale regroupant tous les blocs parlementaires en fonction de leur poids à la Chambre. »
- Le PNL, à l’issue de la réunion périodique de son conseil supérieur : « Rester sans gouvernement n’est plus permis, d’autant que les crises économique et sociale s’aggravent dangereusement. Nous réaffirmons notre soutien à la vision qu’ont le président de la République, Michel Sleiman, et le Premier ministre désigné, Tammam Salam, de la forme du nouveau gouvernement, et nous considérons qu’elle est équitable envers tous et qu’elle convient aux circonstances présentes. Le 8 Mars assume la responsabilité des entraves à la mise sur pied du gouvernement par son insistance à disposer du tiers de blocage, à inclure la formule “armée-peuple-résistance” dans la déclaration ministérielle (...) et à rejeter l’alternance dans la répartition des portefeuilles. »
- Naji Gharios, député de Baabda (bloc du Changement et de la Réforme) : « Les Libanais devraient saisir l’occasion des réunions qui ont eu lieu à New York pour former un gouvernement. J’appelle mon ami le Premier ministre désigné à entamer des consultations avec toutes les parties politiques afin de mettre sur pied un cabinet, que ce soit sur la base de la formule des “9-9-6” ou bien de la représentation proportionnelle des blocs parlementaires. Assez de tiraillements ! Nous sommes arrivés au bord du précipice. Le temps est venu de former un gouvernement. »
- Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest (bloc du Futur) : « Le pays a un besoin vital d’un gouvernement qui puisse mettre fin à l’effondrement en cours dans les institutions de l’État. La situation économique et sociale est devenue insupportable. Le courant du Futur a approuvé, dans le principe, la formule des “trois 8” (huit ministres pour le 14 Mars, huit pour le 8 Mars et huit pour les centristes). La rencontre Berry-Siniora était constructive. C’est un pas dans un processus qui pourrait conduire à des accords permettant de former le gouvernement et de réactiver le Parlement. »
- Alain Aoun, député de Baabda et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Notre position à l’égard de la formule “9-9-6” est claire. Chaque formule qui repose sur la proportionnalité de la représentation des blocs parlementaires est positive à nos yeux. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Ce qu'ils n'ont pas dit : Le gouvernement des chemises noires du petit guide suprême du Liban, cheikh Naim Kssem, est le meilleur de tous les temps.
05 h 50, le 28 septembre 2013