Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Le citoyen que l’on ignore finit par se révolter

Georges SABAT
Les citoyens en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Yémen et en Syrie se sont initialement soulevés et se sont fait massacrer par dizaines de milliers. Était-ce parce qu’ils étaient payés pour le faire, comme le prétendent certains, ou tout simplement parce qu’ils en avaient marre d’être « ignorés » ?
En Tunisie, les jeunes s’étaient révoltés parce qu’ils en avaient assez d’être ignorés par leurs leaders corrompus. Partout ailleurs, les mêmes causes ont produit les mêmes effets. En Égypte, le peuple s’est soulevé contre les Frères musulmans parce que ceux-ci voulaient gouverner sans tenir compte d’eux. En fin de compte, de nos jours, tout relève de deux conditions essentielles pour une bonne gouvernance : participation et transparence.
Dans tous ces pays, ces deux conditions sont, jusqu’à ce jour, inexistantes. C’est pourquoi ça ne marche
toujours pas là-bas. En Turquie, les Kurdes se révoltent parce qu’ils sont ignorés. En Irak, les sunnites en font de même, et les Kurdes se replient sur leur région. En Iran, à mon avis, Rohani est venu juste à temps pour colmater les brèches, pourvu qu’on le laisse travailler.
Quant à chez nous, c’est exactement la même chose, sauf qu’à la place d’un Bachar, nous en avons quelques milliers qui se partagent les ressources du pays et font un pied de nez aux citoyens qui réclament la participation et la transparence.
Malheur à nous si nous ne faisons pas quelque chose rapidement dans ces domaines. D’ailleurs, nous allons à mille kilomètres à l’heure vers la catastrophe, au rythme de trente millions de dollars de déficit public par jour. Oui, j’ai bien dit par jour.

Georges SABAT
Les citoyens en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Yémen et en Syrie se sont initialement soulevés et se sont fait massacrer par dizaines de milliers. Était-ce parce qu’ils étaient payés pour le faire, comme le prétendent certains, ou tout simplement parce qu’ils en avaient marre d’être « ignorés » ? En Tunisie, les jeunes s’étaient révoltés parce qu’ils en avaient assez d’être ignorés par leurs leaders corrompus. Partout ailleurs, les mêmes causes ont produit les mêmes effets. En Égypte, le peuple s’est soulevé contre les Frères musulmans parce que ceux-ci voulaient gouverner sans tenir compte d’eux. En fin de compte, de nos jours, tout relève de deux conditions essentielles pour une bonne gouvernance : participation et transparence.Dans tous ces pays, ces deux conditions sont, jusqu’à ce jour,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut