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Économie - Transport Aérien

L’Inde, priorité absolue d’Etihad

Après avoir acquis des parts dans des compagnies européennes, Etihad Airways est concentrée sur l’Inde, a déclaré hier son PDG, James Hogan, imperméable aux rumeurs selon lesquelles la compagnie d’Abou Dhabi investirait prochainement dans Alitalia.
« Nous regardons de nombreuses affaires (potentielles), mais notre priorité est Jet Airways », a insisté le dirigeant lors d’un entretien avec l’AFP à Paris.
M. Hogan compte sur un feu vert des autorités indiennes « dans les prochaines semaines » pour acquérir 24 % du transporteur indien Jet Airways, ce qui lui permettrait d’asseoir la présence d’Etihad Airways sur un des marchés les plus prometteurs de la planète. Si cette opération est approuvée, Etihad détiendra alors des parts dans six compagnies après Airberlin, Air Seychelles, Virgin Australia, Aer Lingus et Air Serbia (l’ancienne JAT).
Le trafic entre l’Inde et les Émirats arabes unis est amené à exploser ces prochaines années, après l’accord sur les services aériens signé récemment entre ces pays, a expliqué James Hogan. À partir du 1er novembre, Etihad prévoit d’ores et déjà de plus que tripler le nombre de sièges proposés sur les routes Abou Dhabi/Mumbai et Abou Dhabi/New Delhi.
Et l’annonce jeudi par Singapore Airlines et le groupe Tata d’une nouvelle compagnie conjointe basée à New Delhi, ne devrait pas contrarier les plans du transporteur émirati. « L’Inde est un marché gigantesque et très dynamique », a commenté James Hogan, qui voit dans l’arrivée d’un nouveau concurrent une saine émulation.
Etihad Airways connaît une croissance vertigineuse depuis son lancement en 2003. L’an passé, la compagnie a transporté plus de 10,3 millions de passagers. Elle dessert actuellement 94 destinations à travers le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Europe, l’Asie, l’Australie et les Amériques, avec une flotte de 80 appareils. L’an passé, le groupe a dégagé un bénéfice net de 42 millions de dollars. Le transport aérien « est une activité difficile. Mais nous sommes sur les rails pour dégager des bénéfices cette année », a indiqué James Hogan, sans toutefois avancer de chiffres précis.
Cette montée en puissance n’est pas sans lien avec la stratégie mise en œuvre par James Hogan à son arrivée en 2006. Celle-ci repose sur des prises de participation ciblées et une multiplication d’accords commerciaux (dits de partages de codes) permettant aux compagnies de profiter des liaisons des unes et des autres.
Parallèlement, James Hogan exclut catégoriquement de rejoindre une quelconque alliance aérienne, contrairement à Qatar Airways qui rejoindra fin octobre OneWorld. « Ni Oneworld, ni Star Alliance, ni SkyTeam », a-t-il de nouveau résumé hier, préférant les accords commerciaux comme celui qui le lie à Air France depuis près d’un an.
Ces accords permettent à chacune des deux compagnies d’offrir à ses passagers un plus large éventail de destinations. « Nous volons vers de nombreuses parties du monde où Air France-KLM ne vole pas », a-t-il souligné, citant notamment l’Irak, le Pakistan ou l’Australie.
Satisfait de son partenariat avec ce groupe, d’autant qu’Abou Dhabi « a des relations solides avec la France », James Hogan a toutefois estimé que pour l’heure, la coopération devait s’en tenir aux partages de codes.
Ainsi, la création éventuelle d’une joint-venture, similaire à celle d’Air France-KLM avec la compagnie américaine Delta Airlines pour les vols entre Paris et l’Amérique du Nord, n’est pas pour lui à l’ordre du jour. « Au sein de SkyTeam, il y a des structures de sociétés communes. Je ne suis pas membre de SkyTeam. (Et) nous avons des bases de coûts différentes. Nous ne recherchons pas de joint-venture », a-t-il expliqué.
« Pour le moment, nous regardons comment développer (ce partenariat) à un rythme qui nous convient. C’est un long chemin. Nous devons de part et autre comprendre nos modèles d’activité », a-t-il ajouté. « Nous sommes fiancés, mais nous ne sommes pas mariés », a-t-il conclu.
(Source : AFP)
Après avoir acquis des parts dans des compagnies européennes, Etihad Airways est concentrée sur l’Inde, a déclaré hier son PDG, James Hogan, imperméable aux rumeurs selon lesquelles la compagnie d’Abou Dhabi investirait prochainement dans Alitalia.« Nous regardons de nombreuses affaires (potentielles), mais notre priorité est Jet Airways », a insisté le dirigeant lors d’un entretien avec l’AFP à Paris.M. Hogan compte sur un feu vert des autorités indiennes « dans les prochaines semaines » pour acquérir 24 % du transporteur indien Jet Airways, ce qui lui permettrait d’asseoir la présence d’Etihad Airways sur un des marchés les plus prometteurs de la planète. Si cette opération est approuvée, Etihad détiendra alors des parts dans six compagnies après Airberlin, Air Seychelles, Virgin Australia, Aer...
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