Le député Michel Murr entouré de la délégation d’Amal venue faire la promotion de l’initiative Berry. Photo ANI
- Michel Murr, député du Metn, après avoir reçu la délégation du bloc parlementaire berryste qui l’a informé des détails de l’initiative lancée par le président de la Chambre, Nabih Berry : « L’initiative du chef du législatif complète celle du président de la République, elle ne la contredit pas. Tout peut être réglé par le dialogue (...) Le peuple libanais en a assez de payer pour les guerres des autres. Il veut une solution à tout prix, mais rien ne saurait fonctionner comme il le faut en l’absence d’un Parlement et d’institutions efficaces (...) Le président Michel Sleiman a évoqué un gouvernement rassembleur. Cela veut dire que le Hezbollah y est inclus. Mais j’ai expliqué aux membres de la délégation qu’il n’est pas permis de retarder la formation du gouvernement en continuant à poser des entraves du genre du tiers de blocage ou autre (...) Sincèrement, je ne vois pas de gouvernement ni demain, ni après-demain, ni la semaine prochaine. »
- Boutros Harb, à l’issue d’une audience chez le président de la République, Michel Sleiman : « Nous avons parlé des développements dans le pays et du processus gouvernemental. Nous avons aussi mis l’accent sur l’importance de la visite que doit effectuer le chef de l’État au siège des Nations unies sur deux volets : d’abord, la confirmation de la neutralité du Liban face aux conflits dans la région, et notamment en Syrie, cette neutralité étant la conséquence directe de la politique de distanciation et des dispositions de la déclaration de Baabda ; ensuite, la demande d’aide pour alléger les souffrances des réfugiés syriens au Liban et permettre à l’État libanais de maîtriser les effets de la présence massive de ces réfugiés sur son territoire. Sur la question gouvernementale, je conclus de mon entretien avec le président Sleiman qu’il est déterminé à ce qu’un gouvernement soit formé et à ce qu’il assume ses responsabilités aux côtés du Premier ministre désigné afin que le vide gouvernemental soit comblé le plus tôt possible. »
- Gaby Layoun, ministre sortant (CPL) de la Culture, répondant à une question sur l’alternance à la tête des ministères voulue par le Premier ministre désigné, Tammam Salam : « Certains veulent confisquer les succès réalisés par des ministères que des cadres du CPL ont pris en charge. » (...) Et sur la nature du gouvernement : « Il faut un cabinet d’union nationale capable de gouverner dans ces circonstances dangereuses que traverse la région. Tous les blocs parlementaires devraient y être représentés en fonction de leur poids à la Chambre. »
- Antoine Zahra, député FL de Batroun : « Tout ce qui a été proposé au sujet du gouvernement – cabinet de techniciens, de personnalités neutres ou mixte – a été rejeté. Quant à la proposition des “trois 8” formulée par le président de la République et le Premier ministre désigné, le 14 Mars ne s’y est pas opposé, même s’il ne l’a pas approuvée, dans l’idée qu’il fallait préserver les prérogatives des deux têtes de l’exécutif et ne pas entraver leurs efforts cinq mois après la désignation. Sauf que le Hezbollah a fait savoir à qui de droit qu’un gouvernement sans tiers de blocage est hors de question. À mon avis, même si on lui donne le tiers de blocage, il n’y aura toujours pas de gouvernement parce que le vide est la seule chose qui convient à son projet (...) Qui a peur de la mort finit par mourir de peur. Nous ne sommes pas en passe de capituler devant le Hezbollah et nous n’avons pas l’intention de vivre en permanence dans l’angoisse de ce qu’il pourrait faire. »
- Hadi Hobeiche, député du Akkar et membre du bloc du Futur : « Discuter de la formation du gouvernement à la table de dialogue (comme le prévoit l’initiative politique lancée par le président de la Chambre, Nabih Berry) reviendrait à anéantir tout ce qui reste comme prérogatives au président de la République et au Premier ministre désigné. Et ce serait un précédent qu’on invoquerait à chaque fois qu’il y aura un gouvernement à former. »


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